{"id":38,"date":"2010-09-26T21:02:09","date_gmt":"2010-09-26T20:02:09","guid":{"rendered":"http:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/?p=38"},"modified":"2010-09-26T21:02:09","modified_gmt":"2010-09-26T20:02:09","slug":"information-sur-les-artistes-participants-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/?p=38","title":{"rendered":"Information sur les  participants fran\u00e7ais"},"content":{"rendered":"<p> <\/p>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les Peintres fran\u00e7ais<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Kojiro Akagi<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Kojiro Akagi est n\u00e9 en 1934 \u00e0 Okayama-shi au Japon. Il est arriv\u00e9 en France en 1963, date \u00e0 laquelle il entre aux Beaux Arts de Paris dans l\u2019atelier de Brianchon puis de M. Mattey. Ses aquarelles (toujours de m\u00eame format 8 figures) et ses tableaux, \u00e0 l\u2019huile dont un grand nombre (3 huiles et 108 aquarelles) se trouvent au Mus\u00e9e Carnavalet (le mus\u00e9e historique de la ville de Paris) fixent avec une scrupuleuse fid\u00e9lit\u00e9 le visage actuel de la capitale, dans ses aspects les plus monumentaux comme les plus modestes.<\/p>\n<p>La vision de Kojiro Akagi est tr\u00e8s personnelle, mais il doit certainement \u00e0 son pays natal une part de son originalit\u00e9. D\u00e8s 1969 il trouve un style de peinture \u00e0 huile tr\u00e8s personnelle avec une ligne rouge en relief \u00e9pais. Il a re\u00e7u de nombreux prix Medaille d\u2019Or au Salon des Artistes Fran\u00e7ais ou encore le Prix du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique en 1975. Il est societaire et vice President du Salon National des Beaux-Arts et titulaire de monbreuses disctinctions de son pays natal le Japon (Diplome d\u2019Honneur, Ruban Bleu fonc\u00e9\u2026).<\/p>\n<p>Akagi est aussi journaliste et sp\u00e9cialiste de la Culture fran\u00e7aise dans la presse japonaise depuis 1963. D&rsquo;un talent reconnu, v\u00e9ritable \u00ab\u00a0institution &#8211; archives graphiques et historiques de Paris\u00a0\u00bb, ce peintre \u00e9tonnant parcourt les rues parisiennes, \u00e0 la recherche de vues insolites, qu&rsquo;il traduit dans son style inimitable : m\u00e9lange de classicisme et d&rsquo;audace. Ce grand peintre expos\u00e9 dans le monde entier, fait partie des collections permanentes du Mus\u00e9e Carnavalet, de nombreuses institutions japonaises tels le Mus\u00e9e Royal Ueno ou encore le Mus\u00e9e Pr\u00e9fectoral \u00ab\u00a0Culture de Kyoto\u00a0\u00bb, ses oeuvres sont \u00e9galement dans les collections de l&rsquo;Ambassade du Japon, de la Biblioth\u00e8que du Trocad\u00e9ro ou encore \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Okayama&#8230; Une tr\u00e8s belle pi\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;huile, la fa\u00e7ade de la Notre Dame se trouve au Mus\u00e9e de Vatican et cette liste prestigieuse est loin d&rsquo;\u00eatre compl\u00e8te. N\u00e9 en 1934 au Japon et amoureux de la France depuis 1963, cet ancien \u00e9l\u00e8ve des Beaux-Arts est connu pour ses aquarelles peintes en plein air, ses lithographies et ses huiles \u00e9tonnantes, au contour en fil d\u2019huile rouge ou blanche.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Reconnu comme l\u2019un des plus grands peintres de sa g\u00e9n\u00e9ration, Kojiro Akagi poss\u00e8de un style de peinture tr\u00e8s personnel, mariant peinture \u00e0 l\u2019huile et contours en relief \u00e9pais.<\/p>\n<p>Expos\u00e9 dans de prestigieux mus\u00e9es comme le Carnavalet \u00e0 Paris, le Mus\u00e9e de Toulon et de nombreux mus\u00e9es japonais, Kojiro Akagi met en avant sa connaissance et sa passion pour la capitale. Depuis 43 ans, il parcourt la ville, dessine et peint des lieux vari\u00e9s de Paris.<\/p>\n<p>Vice pr\u00e9sident d\u2019honneur de la Soci\u00e9t\u00e9 Nationale des Beaux Arts, Kojiro Akagi renoue avec l\u2019authenticit\u00e9 et l\u2019intemporel.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Quelques collections publiques o\u00f9 ssont pr\u00e9sentes ses \u0153uvres :<\/p>\n<p>1982 Achat du Pr\u00e9sident de la Cote d\u2019Ivoire<\/p>\n<p>1991 Mus\u00e9e du Vatican, Italie<\/p>\n<p>1993 Mus\u00e9e Pr\u00e9fectoral d\u2019Okayama, Japon<\/p>\n<p>1996 Amabassade du Japon \u00e0 Paris, France<\/p>\n<p>2003 Pat Clark Museum, Iowa, Usa,&#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u201c Il faut savoir gr\u00e9 \u00e0 cet artiste japonais de nous apprendre \u00e0 mieux regarder ce Paris qu&rsquo;il aime.\u00a0\u00bb Jacques Chirac.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>D&rsquo;un talent reconnu, v\u00e9ritable \u00ab institution &#8211; archives graphiques et historiques de Paris \u00bb, ce peintre \u00e9tonnant parcourt les rues parisiennes, \u00e0 la recherche de vues insolites, qu\u2019il traduit dans son style inimitable : m\u00e9lange de classicisme et d\u2019audace. Ce grand peintre expos\u00e9 dans le monde entier, fait partie des collections permanentes du Mus\u00e9e Carnavalet, de nombreuses institutions japonaises tels le Mus\u00e9e Royal Ueno ou encore le Mus\u00e9e Pr\u00e9fectoral \u00ab Culture de Kyoto \u00bb, ses \u0153uvres sont \u00e9galement dans les collections de l\u2019Ambassade du Japon, de la Biblioth\u00e8que du Trocad\u00e9ro ou encore \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Okayama\u2026 Une tr\u00e8s belle pi\u00e8ce \u00e0 l\u2019huile, la fa\u00e7ade de la Notre Dame se trouve au Mus\u00e9e de Vatican et cette liste prestigieuse est loin d\u2019\u00eatre compl\u00e8te.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Akagi, Ma\u00eetre de Paris, on pourrait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crire un roman sur ce sujet-l\u00e0, l\u2019artiste conna\u00eet souvent mieux la ville que de nombreux parisiens. Plus de 400 \u00ab dessins portraits \u00bb des quartiers ou des monuments, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s t\u00e9moignages des lieux parfois d\u00e9j\u00e0 disparus \u00e0 jamais&#8230; Chaque fois que Kojiro Akagi termine le 100e dessins, il s\u2019ensuit la parution d\u2019un nouveau livre, \u00e9dit\u00e9 sous son control rigoureux et avec ses commentaires, des petites notes historiques sur le choix de ces lieux\u2026 Les d\u00e9tails de ces dessins sauront \u00eatre parfois mille fois plus pr\u00e9cieux que des photos, car l\u2019artiste ne se fie qu\u2019\u00e0 son \u0153il attentif, parfois arm\u00e9 d\u2019une jumelle\u2026 \u00ab La photo occulte les ombres \u00bb dit le peintre \u2013 \u00ab mon regard est plus s\u00fbr, j\u2019aime fixer mon Paris \u00e0 la minute pr\u00e9cise et avec toute sa richesse, graffitis ou petites annonces sur une palissade\u2026 et tout cela en gardant l\u2019authentique Beaut\u00e9 de Paris \u00bb. Son objectif, r\u00e9aliser 500 dessins aquarell\u00e9s et plus encore. Une trentaine &#8211; de la nouvelle centaine &#8211; sont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s &#8211; et \u00e0 raison d\u2019un dessin par mois \u00e0 raison de 2 \u00e0 3 heures par jour sur site (sauf lorsqu\u2019il pleut), le 5\u00e8me livre sera donc pr\u00eat bient\u00f4t. \u00ab d\u2019ici trois \u00e0 quatre ans \u00bb dit le Ma\u00eetre avec son sourire complice\u2026 Le public d\u00e9couvrira donc quelques dessins encore in\u00e9dits et bien entendu sur le quartier du 5e et ses alentours.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Kojiro a d\u00e9cid\u00e9 de nous d\u00e9voiler son \u00ab jardin secret \u00bb, ses sujets aussi inconnus qu\u2019inattendus de sa part, telle une grande s\u00e9rie des nus ou encore des \u0153uvres \u00e0 tendance fauve des ann\u00e9es 60-70 d\u2019apr\u00e8s ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Ecole de Beaux-arts de Paris\u2026 La plus \u00e9tonnante sera s\u00fbrement la rencontre avec ses nus\u2026 Murielle, l&rsquo;un de ses mod\u00e8les pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, est pr\u00e9sente dans plusieurs tableaux. Elle appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois \u00e0 nos yeux un brin provocatrice, tout comme Olympia de Manet, toute blanche, grande, longue, \u00e0 la limite de l\u2019arrogance, elle donne l\u2019impression de r\u00e9gner sur \u00ab le Paris d\u2019Akagi \u00bb, le Paris tout rouge comme ensorcel\u00e9, dompt\u00e9 par cette Dame Blanche\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Toutes ces \u00e9tonnantes femmes tr\u00e8s diff\u00e9rentes les unes des autres ont un trait d\u2019union qui bizarrement donne envie de les d\u00e9finir comme \u00ab femmes parisiennes \u00bb. Citadines, \u00e0 la peau blanche et au contour pr\u00e9cis, elles ont tr\u00e8s souvent les visages sombres et les yeux per\u00e7ants\u2026 Le c\u00e9l\u00e8bre contours du peintre \u00e0 la fois nerveux et vivant, mais aussi fixe et pr\u00e9cis, appliqu\u00e9 \u00e0 ces figures humaines pourrait les faire presque immat\u00e9rielles, on aurait presque pens\u00e9 qu\u2019Akagi est \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par des nus volants dans les cieux de son c\u00e9l\u00e8bre pr\u00e9d\u00e9cesseur Foujita \u2013 (dans ses c\u00e9l\u00e8bres panneaux du domaine de la Chamarande), mais bizarrement ces nus prennent vie et paraissent finalement bien r\u00e9elles, surtout \u00e0 travers leurs regard, limite hyperr\u00e9aliste\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Une autre surprise sera sans doute un certain nombre de natures mortes, r\u00e9unissant des objets tr\u00e8s vari\u00e9s, mais eux aussi profond\u00e9ment parisiens comme des plaques d&rsquo;\u00e9gouts ou des tuyaux de goutti\u00e8res parfois \u00ab\u00a0d\u00e9cor\u00e9s\u00a0\u00bb de petites annonces coll\u00e9s, ou encore \u00ab un distributeur d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 abandonn\u00e9 \u00bb&#8230; Vous serez surpris de d\u00e9couvrir &#8211; enfin &#8211; quelques toiles des ann\u00e9es 60 empreintes d\u2019amour pour Gauguin, Matisse ou m\u00eame Susanne Valandon, mais aussi parfois plus sages et m\u00e9lancoliques dans la gamme de Nicolas de Sta\u00ebl.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Inimitable et constant, ma\u00eetre d&rsquo;un langage si personnel et empreint d&rsquo;une tradition aussi bien europ\u00e9ennes qu\u2019asiatiques, Kojiro Akagi sait surprendre et se renouveler sans cesse tout en restant profond\u00e9ment fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Albena<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>D\u2019origine bulgare, ALBENA est une jeune artiste qui avance \u00e0 pas fulgurants. Sa peinture est l\u2019h\u00e9riti\u00e8re de diverses traditions, dont celle des ma\u00eetres de l\u2019ic\u00f4ne, mais il faut se garder de l\u2019assimiler au folklore. Puisant aux sources orientales, notamment l\u2019Inde et la Perse, elle s\u2019est cr\u00e9\u00e9 un monde d\u2019une troublante f\u00e9erie qui exerce sur l\u2019\u0153il une v\u00e9ritable fascination, tant ses couleurs, ardentes, y cr\u00e9ent l\u2019enchantement. D\u2019une bienveillante douceur, les personnages qu\u2019elle met en sc\u00e8ne vivent dans un monde de paix, d\u2019harmonie et de mutuelle consolation. N\u2019oublions pas que la po\u00e9sie fut l\u2019une de ses premi\u00e8res passions. Albena c\u00f4toie l\u2019univers des contes, des grandes l\u00e9gendes universelles, de l\u2019enfance invincible et jouit d\u2019une sensibilit\u00e9 hors du commun. L\u2019aisance et l\u2019\u00e9l\u00e9gance qu\u2019elle s\u2019est acquises lui permettent d\u2019exprimer une grande palette de sentiments. Spirituelle et sensuelle, elle n\u2019est sans doute qu\u2019\u00e0 l\u2019aube d\u2019un parcours plus que prometteur. On peut \u00e0 son sujet parler d\u2019un authentique talent, surtout lorsque l\u2019on consid\u00e8re son admission r\u00e9cente dans la sph\u00e8re de la peinture.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Avec les pinceaux de mon enfance, je puise dans mes souvenirs et r\u00eaves d\u2019amour.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire subconsciente suit les traces de mon peuple qui a toujours recherch\u00e9, pendant les si\u00e8cles d\u2019histoire difficile, la joie de vivre et ces racines dans les traditions orthodoxes et mystiques de nos anc\u00eatres.<\/p>\n<p>Mon \u0153uvre \u00e9volue constamment vers une imagerie-symbiose de diff\u00e9rentes cultures, l\u00e9gendes, mythologies: Perse, Inde, Egypte, Japon, Thrace, Byzance\u2026 Avec une inspiration des vitraux, de l\u2019Art Nouveau, des contes de f\u00e9es de mon enfance, chaque tableau est un abri \u00ab\u00e9ternel\u00bb pour la meilleure partie de moi \u2013 mes r\u00eaves de jeunesse &#8211; de cette vie et des vies pass\u00e9es. L\u2019acte de peindre devient une magnifique m\u00e9ditation. Un voyage dans la Spiritualit\u00e9, la Tendresse perdue, l\u2019Amour &#8211; la mati\u00e8re qui cr\u00e9e et unit. Un voyage en moi &#8211; vers vous.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Anim\u00e9e, comme la plupart des gens de l\u2019Est, d\u2019une vie int\u00e9rieure intense, Albena s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019\u00e2me, cette grande cong\u00e9di\u00e9e de l\u2019Occident, pour notre plus grand malheur sans doute. Sensible \u00e0 la souffrance des autres, elle r\u00eavait toute petite de devenir m\u00e9decin. Mais l\u2019art est aussi une fa\u00e7on d\u2019adoucir et d\u2019\u00e9lever la vie de ses semblables. Utilisant la couleur dans son action organique et psychique, Albena nous immerge dans un monde exempt de violence, un monde onirique, lumineux, promis \u00e0 l\u2019amour et \u00e0 la compassion. Cela ne veut pas dire qu\u2019il est aux antipodes de la r\u00e9alit\u00e9 ou de la fantaisie. Chez Albena, l\u2019omnipr\u00e9sence de la lumi\u00e8re rend ses personnages transparents, comme irradi\u00e9s par une force spirituelle. Ses oeuvres ont le privil\u00e8ge de r\u00e9enchanter le pr\u00e9sent. La part de merveilleux qu\u2019elle nous offre n\u2019est-il pas un retour au Paradis perdu, ce domaine que l\u2019enfance c\u00f4toie sans s\u2019en rendre compte au sein m\u00eame de ce monde profane et d\u00e9sabus\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Jean Bailly<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 le 29-11-1940 \u00e0 Alger. Vit \u00e0 Orl\u00e9ans de 1943 \u00e0 1950. A Paris jusqu&rsquo;en 1966. Dans le Loiret depuis.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>A la mani\u00e8re de Lewis Caroll, l&rsquo;univers de Jean Bailly est peupl\u00e9 de personnages se trouvant dans les situations insolites que fournissent parfois les r\u00eaves. La mythologie, les fabliaux du Moyen Age, l&rsquo;enfance avec ses tendresses et ses cruaut\u00e9s se retrouvent dans des tableaux souvent dr\u00f4les, o\u00f9 la femme est princesse et l&rsquo;homme pantin d\u00e9risoire.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Paradoxalement, c&rsquo;est l&rsquo;extr\u00e8me dext\u00e9rit\u00e9 et la pr\u00e9cision de son dessin qui permet \u00e0 Jean Bailly de s&rsquo;envoler vers l&rsquo;imaginaire. Le premier de ses sortil\u00e8ges, avant tout ceux qui peuplent son oeuvre, est bien sa mani\u00e8re de tracer les lignes d&rsquo;un visage, la finesse d&rsquo;une main de femme ou les lumi\u00e8res subtiles d&rsquo;un ciel nuageux. Son esprit inventif cr\u00e9e le reste : le magique, le fabuleux, l&rsquo;extravagant , le fantasque. Il exprime ses visions avec la patience d&rsquo;un enlumineur de la Renaissance. Son exigence graphique conf\u00e8re \u00e0 ses inventions une discipline sans laquelle ses petites folies perdraient leur v\u00e9rit\u00e9. Il sait bien qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de plus s\u00e9rieux que la libert\u00e9&#8230; Cela, Jean Bailly le d\u00e9montre amplement dans sa peinture, et s&rsquo;il oscille sans cesse entre gravit\u00e9 et burlesque.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai acquis la certitude que la peinture serait un jour ma seule activit\u00e9 \u00e0 la suite du choc \u00e9prouv\u00e9 lors de la premi\u00e8re r\u00e9trospective Georges de la Tour en 1972 \u00e0 Paris. Les personnages de mes tableaux ont alors remplac\u00e9 peu \u00e0 peu les objets de mes natures mortes. Depuis j&rsquo;ai tr\u00e8s souvent l&rsquo;impression d&rsquo;illustrer avec ma peinture des contes ou des r\u00e9cits que je ne connais pas ; que ceux-ci soient d\u00e9j\u00e0 \u00e9crits ou \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Mon propos est uniquement de peindre et non d&rsquo;\u00e9crire. Je n&rsquo;ai donc jamais cherch\u00e9 \u00e0 savoir ce qui pouvait bien se passer avant ou apr\u00e8s ces \u00ab bouts d&rsquo;histoires \u00bb, m\u00eame si de temps en temps j&rsquo;ai ma petite id\u00e9e sur la question.<\/p>\n<p>Except\u00e9 quand ce que je pr\u00e9sente est \u00e9vident, je garde, en g\u00e9n\u00e9ral, pour moi mes \u00e9lu\u00adcubrations. Aux toiles de parler d&rsquo;elles-m\u00eame. Le peintre doit, j&rsquo;en suis persuad\u00e9, laisser de la place au non-dit, permettre \u00e0 chacun de r\u00eaver.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Igor Bitman<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1953 \u00e0 Moscou, Russie. Il \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;Ecole des Beaux-Arts de Moscou de 1965 \u00e0 1972 et participe dans les ann\u00e9es 70 \u00e0 80 \u00e0 des manifestations artistiques organis\u00e9es par des mouvements non-conformistes. Il quitte l&rsquo;URSS en 1981. Il vit et travaille en France depuis 1986.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>1965-72 Ecole de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Beaux-Arts d&rsquo;Union Sovi\u00e9tique.<\/p>\n<p>1973-76 Participe au mouvement des peintres non-conformistes.<\/p>\n<p>1976-81 Travail ind\u00e9pendant: d\u00e9cor de th\u00e9\u00e2tre, portraits, illustrations.<\/p>\n<p>1981 D\u00e9part d&rsquo;URSS. S\u00e9jour en Italie.<\/p>\n<p>1982-87 Entre \u00e0 la Galerie John Daniel, Montr\u00e9al (Canada).<\/p>\n<p>1986 Installation \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>1994 Obtient la nationalit\u00e9 Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>1995 Entre \u00e0 la Galerie Francis Barlier.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bitman se situe lui-m\u00eame, avec vigueur, dans la Grande Tradition, celle qu&rsquo;illustrent, par exemple, Petrov-Vodkine ou Balthus.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bitman recherche la permanence classique, c&rsquo;est-\u00e0-dire la dur\u00e9e, au travers d&rsquo;un effort de volont\u00e9 et de connaissance, pour s&rsquo;opposer \u00e0 la rapidit\u00e9 spectaculaire. Le mysticisme qui se d\u00e9gage de l&rsquo;oeuvre de Bitman n&rsquo;a pas d&rsquo;id\u00e9ologie, c&rsquo;est le mysticisme de l&rsquo;\u00eatre\u00a0\u00bb Max Fullenbaum<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Igor Bitman is one of the Russians who has chosen to live in our country (France) &#8211; (comment by IFDS ). He was born in 1953, the year when Stalin died. He was a dissident painter in the USSR who was saved from poverty by his talent as a portrait painter. He exhibited in private flats and took part in the nonconformist Muscovite painters&rsquo; exhibition at the VDNKH Palace of Culture which ended in clashes with the authorities.<\/p>\n<p>He left the USSR in 1981. He learnt his solid art in the Russian Academies. He is aware of it and it shows.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bitman vigorously places himself in the Grand Tradition illustrated by such painters as Petrov-Vodkine and Balthus. Far from any form of expressionism, he strives for classical continuity, in other words a slow pace through a combination of willpower and thirst for knowledge rather than speedy showmanship. You do net need to be an art critic to realize from the outset that we are dealing with an artist who has reached such a degree of perfection that the only problem posed by his technique is how to delve further into his thoughts.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bitman&rsquo;s drawing is essential, through his precision and selection, to gain the essence of form and construction. His painting, sometimes streaked but never pointillist, in his reclining nudes down to the grain of their skin, manages to breathe life into inert objects in his still lives and succeeds in his landscapes in simultaneously expressing apparitions of what have already become memories. Lire abounds everywhere with the frailty of the ephemeral. Light unexpectedly surges out from chiaroscuro blending a woman&rsquo;s body into the painting&rsquo;s background which has produced or absorbed it. The whole history of painting is here, with this artist who is producing today while reflecting from one subject to another and one artist to another through a series of scrupulously assimilated references from Piero Della Francesca to Vermeer and from Zurbaran to Chardin.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Simon Bohbot <br \/><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Marrakech, cet autodidacte hors \u00e9cole, concilie avec bonheur la m\u00e9decine et la peinture.<\/p>\n<p>Soci\u00e9taire du salon d&rsquo;Automne. m\u00e9daille d&rsquo;argent et soci\u00e9taire du salon des Artistes fran\u00e7ais. Soci\u00e9taire du salon Violet, m\u00e9daille de bronze de la ville de Paris. Nombreux prix. Expose en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (Allemagne, Japon, Chine &#8230; )<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>A travers son style audacieux et sa technique personnelle, il d\u00e9voile son univers int\u00e9rieur peupl\u00e9 de foules bigarr\u00e9es. Des couleurs ensoleill\u00e9es, rappel de sa terre natale, des formes multiples et des graphismes clairs mettent en avant des personnages, lignes de vie de ses toiles.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le peintre qui visite son atelier aux petites heures du matin ne sait pas encore ce que ses mains ont \u00e0 dire. Puis un foisonnement de couleurs, de mouvements, de personnages prend vie. Une histoire s&rsquo;\u00e9crit aux couleurs de l&rsquo;Orient, chaudes, ensoleill\u00e9es, \u00e9pic\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Sylvie Demay<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Sylvie Demay expose dans de nombreux salons \u00e0 Paris et dans sa r\u00e9gion (dont les salons d&rsquo;Automne, des Artistes fran\u00e7ais, du Dessin et de la peinture \u00e0 l&rsquo;eau et Violet) en province et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (Allemagne, Danemark, Chine, Japon, Pologne \u2026). Nombreux prix : m\u00e9daille de bronze de la ville de Paris, m\u00e9daille d&rsquo;or des Artistes fran\u00e7ais, prix de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Beaux Arts (Institut de France), prix des Amis du salon d&rsquo;Automne.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Elle \u00e9crit ses toiles comme des po\u00e8mes, entre le dire et le non dire, entre le visible et le masqu\u00e9, entre la figuration libre et l&rsquo;abstraction, va-et-vient, balayage du conscient et de l&rsquo;inconscient, savant cache-cache qui permet au peintre de s&rsquo;exposer sans \u00eatre mis \u00e0 nu&#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Claude Fauch\u00e8re<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>N\u00e9 le 27 avril 1936 \u00e0 Paris<\/p>\n<p>Peintre agr\u00e9\u00e9 de la Marine en 1997<\/p>\n<p>Peintre titulaire de la Marine en 2008<\/p>\n<p>Coll\u00e8ge des Arts Appliqu\u00e9s et Ecole Sup\u00e9rieure Nationale des M\u00e9tiers d&rsquo;Art.<\/p>\n<p>Membre du jury de la Soci\u00e9t\u00e9 des Artistes Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Soci\u00e9taire du salon d&rsquo;Automne.<\/p>\n<p>Il s\u2019essaye un temps \u00e0 l\u2019illustration. Puis il se consacre de mani\u00e8re exclusive \u00e0 la peinture.<\/p>\n<p>Il trempe ses pinceaux dans l\u2019eau de mer, de Deauville \u00e0 Saint-Jean-de-Luz.<\/p>\n<p>Sa confrontation avec un monde de paradoxes, un espace de travail ou de loisirs, o\u00f9 les p\u00e9riodes de calmes succ\u00e8dent \u00e0 la violence des \u00e9l\u00e9ments, est d\u00e9terminante pour son oeuvre. Ses peintures sont solidement charpent\u00e9es.<\/p>\n<p>Il abolit l\u2019espace entre le dessin et la couleur ce qui donne \u00e0 ses compositions tant une profondeur, qu\u2019un relief, propice \u00e0 mat\u00e9rialiser son sujet.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La peinture de Claude Fauch\u00e8re est un \u00e9lan, un souffle d&rsquo;authenticit\u00e9 qui illumine litt\u00e9ralement chaque objet, chaque silhouette, chaque d\u00e9tail&#8230; On peut la contempler, la d\u00e9crire, mais ce qui ravit avant tout, c&rsquo;est cette effervescence, cette vacuit\u00e9 profonde qui \u00e9mane de chaque \u00e9l\u00e9ment et resplendit sur la toile.<\/p>\n<p>La peinture de Claude Fauch\u00e8re est aussi une force qui enchante, parce qu&rsquo;elle semble mettre toute sa puissance \u00e0 retenir les contours et les nuances, en une d\u00e9licate composition d&rsquo;\u00e9clats, d&rsquo;\u00e9chos, de correspondances &#8230;<\/p>\n<p>Sous les lignes, sous les couleurs, il y a toujours l&rsquo;amour. Celui que porte l&rsquo;artiste \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;acte m\u00eame de peindre. L&rsquo;art de Claude Fauch\u00e8re est une jubilation, une all\u00e9gresse, qui se livre en un murmure, un fr\u00e9tillement d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Quand on lui parle d&rsquo;\u00e9volution, de mode ou de tendances, Claude Fauch\u00e8re sourit. C&rsquo;est qu&rsquo;il avance dans son travail avec, comm seul \u00ab\u00a0baton de p\u00e9lerin\u00a0\u00bb, l&rsquo;exquise l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de son pinceau.<\/p>\n<p>Et qu&rsquo;il ne conna\u00eet qu&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 : cette suspension enchant\u00e9e des \u00eatres et des choses, qu&rsquo;il tisse au fil de ses oeuvres, sur la trame enchant\u00e9e de sa toile.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Patrick Guicheteau <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Patrick Guicheteau est venu tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 la peinture, ce qui lui a permis, en autodidacte, de mat\u00e9rialiser de fa\u00e7on de plus en plus r\u00e9aliste, d\u2019abord des r\u00eaves insolites (cf. ses \u00ab Personnages volants \u00bb), puis des r\u00e9alit\u00e9s plus citadines (cf. ses \u00ab Nocturnes interlopes \u00bb ). Mais, sans perdre des qualit\u00e9s \u00abd\u2019 hyperr\u00e9aliste \u00bb pour la \u00ab Forme \u00bb, ses \u00ab Fonds \u00bb, avec leurs jeux d\u2019irisation de couleurs, exprim\u00e8rent rapidement non seulement la volont\u00e9 de l\u2019artiste de peindre un sujet donn\u00e9 mais aussi celle de montrer le plaisir de peindre\u00a0 lui-m\u00eame\u2026 La pr\u00e9cision laborieuse des rendus\u00a0 sera donc de plus en plus contrebalanc\u00e9e par l\u2019\u00e9mancipation de l\u2019acte pictural lui-m\u00eame, amenant ainsi \u00e0 la libert\u00e9 de formes, de couleurs et de mati\u00e8res des \u0153uvres d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Certes la \u00ab Figure \u00bb donn\u00e9e \u00e0 voir dor\u00e9navant est essentiellement celle d\u2019une V\u00e9nus alanguie, sorte de \u00ab D\u00e9esse\u00a0 pa\u00efenne \u00bb\u00a0 au milieu de drap\u00e9s charg\u00e9s de motifs color\u00e9s. Certes l\u2019artiste affirme que celle-ci est indispensable \u00e0 sa cr\u00e9ation. Mais il faut bien voir que cela vaut moins pour le c\u00f4t\u00e9 sensuel de la chose que pour sa capacit\u00e9 m\u00e9taphorique \u00e0 \u00eatre cette \u00ab Figure \u00bb qui, source de toute vie, peut, par d\u00e9duction, \u00eatre la forme princeps apte \u00e0 tous les \u00ab enfantements \u00bb esth\u00e9tiques. Ainsi pourront \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s dans les figures centrales,\u00a0 bien s\u00fbr des femmes, mais tout aussi bien des fleurs, des pommes, voire m\u00eame des coqs. D\u2019ailleurs, lorsque Guicheteau r\u00e9alise le portrait de telle femme, son visage n\u2019est \u00ab r\u00e9aliste \u00bb que sur une partie de sa surface, le restant \u00e9tant ray\u00e9 de bandes color\u00e9es rigides puisque,\u00a0 \u00e9videmment, tout cela n\u2019est que de la peinture\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Si l\u2019artiste ne veut pas donner une identit\u00e9 propre \u00e0 sa repr\u00e9sentation centrale, c\u2019est qu\u2019il l\u2019 \u00ab entend \u00bb donc\u00a0 (elle\u00a0 r\u00e9sonne \/ raisonne ainsi en lui)\u00a0 essentiellement comme une \u00ab chim\u00e8re \u00bb forg\u00e9e par cet acte pictural. Une peinture qui, physiquement, vient du fond de la toile vers la surface de la repr\u00e9sentation avec toutes les \u00e9tapes techniques interm\u00e9diaires possibles. D\u2019abord l\u2019artiste enduit la toile au couteau avec des \u00e9paisseurs incorporant m\u00eame du sable, du gel ou de la\u00a0 feuille d\u2019or (ceci forme un lien \u00e9vident avec ses sculptures actuelles traitant de la m\u00eame th\u00e9matique, peintes au recto et dor\u00e9es au verso), tout cela donnant un relief, une dynamique suppl\u00e9mentaire aux formes et couleurs qui vont venir se superposer ensuite. Le traitement purement pictural est d\u2019abord effectu\u00e9 \u00e0 l\u2019acrylique, de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9baucher les formes, puis enfin parachev\u00e9 \u00e0 l\u2019huile. Alors tout est\u00a0 repris en gestes plus amples avec des circonvolutions qui peuvent venir heurter, en de multiples interactions, d\u2019autres lignes plus dures, ou encore avec des entrelacs de formes qui s\u2019articulent avec d\u2019autres, de couleurs, l\u2019Abstraction devenant, dans les derni\u00e8res \u0153uvres, de plus en plus pr\u00e9sente. Mais ceci toujours de fa\u00e7on \u00e0 d\u00e9ranger l\u2019\u0153il du \u00ab regardeur \u00bb (comme disait Duchamp) afin de le surprendre, comme en musique, lorsqu\u2019une m\u00e9lodie est soudainement d\u00e9chir\u00e9e par le son d\u2019instruments pouss\u00e9s \u00e0 fond ou, au contraire, par de soudains silences.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Car l\u2019\u0153uvre de Patrick Guicheteau est un exemple parfait d\u2019une possible synesth\u00e9sie entre peinture et musique. Il suffit de remarquer dans les fr\u00e9missements picturaux de chacune de ses toiles, leurs rapports \u00e9vidents avec la musique : rythmes des formes, partitions de couleurs, r\u00e9p\u00e9titions de motifs, interf\u00e9rences, \u00ab tons \u00bb forts ou faibles, etc. Jeu quasi musical donc entre le fond, avec ses \u00ab compositions \u00bb de mati\u00e8res, de couleurs et de lignes, et la forme, avec ses \u00ab compositions \u00bb tout aussi complexes qui \u00ab naissent \u00bb et se fondent comme naturellement, \u00ab justement \u00bb (l\u2019accord juste..), dans les m\u00e9andres de ce fond. Un \u00ab accord \u00bb tel que l\u2019avait exprim\u00e9 le conteur et musicien\u00a0 Hoffmann : \u00ab Lorsque j\u2019entends de la musique, je trouve une analogie et une r\u00e9union intime entre les couleurs, les sons et les parfums \u00bb. D\u2019ailleurs, beaucoup des titres d\u2019\u0153uvres actuelles de Guicheteau nous convient \u00e0 ce rapprochement: \u00ab Quelques notes sur un air oubli\u00e9 \u00bb ; \u00ab Sous les ondes mauves et bleues \u00bb ;\u00a0 \u00ab Quelques rimes incertaines pour des chants inconnus \u00bb, etc.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>De plus, on peut dire de la figure de la femme, omnipr\u00e9sente dans cette derni\u00e8re p\u00e9riode de l\u2019artiste, qu\u2019elle \u00e9clot \u00ab comme une fleur \u00bb dans l\u2019omnipr\u00e9sence de toutes les autres fleurs qui inondent les drap\u00e9s sertissant ces femmes. Elle devient ainsi non seulement une \u00e9vocation de LA femme, mais aussi une repr\u00e9sentation all\u00e9gorique de l\u2019unit\u00e9 \u00e0 l\u2019infini et, dans notre synesth\u00e9sie, de la note \u00e0 la symphonie. Elle est comme un \u00e9cho musical (la \u00ab Musique des sph\u00e8res \u00bb ch\u00e8re \u00e0 l\u2019astrophysicien K\u00e9pler) du fini de l\u2019Etre face \u00e0 l\u2019infini de l\u2019Univers. Cette \u0153uvre, par-del\u00e0 la personnalisation du corps (animal ou humain, mais toujours confront\u00e9 au \u00ab corps \u00bb de la peinture\u2026) montre que le r\u00e9alisme des \u00eatres et des personnalit\u00e9s n\u2019est qu\u2019apparence (les barres \u00ab cod\u00e9es \u00bb des visages\u2026) et que la femme (puisqu\u2019il s\u2019agit essentiellement d\u2019elle) est bien une m\u00e9taphore de la Cr\u00e9ation, donc de la Vie. Mais ici, cette cr\u00e9ation n\u2019est pas une illusion recherch\u00e9e de la R\u00e9alit\u00e9 ; elle est la monstration des moyens de sa r\u00e9alisation et le questionnement des finalit\u00e9s de cette Cr\u00e9ation. Une cr\u00e9ation qui joue, comme le dit l\u2019artiste, sur \u00ab une interf\u00e9rence entre le r\u00e9el et l\u2019indicible \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ainsi, par-del\u00e0 le chatoiement des couleurs et des formes qui ponctuent chacun de ses tableaux, l\u2019\u0153uvre de Patrick Guicheteau est une nouvelle et superbe interrogation du rapport toujours irr\u00e9solu entre ce qu\u2019est l\u2019Art et ce qu\u2019est la Vie\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Patrick Guicheteau est \u00e0 la fois peintre et sculpteur, et chaque pan de son oeuvre est en correspondance avec l\u2019autre. Les toiles de cet artiste ne manquent pas de nous intriguer tant elles sont complexes et myst\u00e9rieuses. Ce que l\u2019on y voit, \u00e0 premi\u00e8re vue, c\u2019est la femme, mais une femme \u00e0 la fois int\u00e9gr\u00e9e au d\u00e9cor et superpos\u00e9e \u00e0 celui-ci, parfois fragment\u00e9e, r\u00e9ellement ou virtuellement. Sa peinture, restreinte \u00e0 un espace central limit\u00e9, sur un fond uni gris vert, est ondoyante comme l\u2019eau, diverse et multiple, rythm\u00e9e comme une musique venue d\u2019ailleurs. Les silhouettes de femmes \u00e9mergent comme des apparitions \u00e9tranges et myst\u00e9rieuses, noy\u00e9es dans l\u2019univers de la toile auquel elles se fondent. Rien ne les d\u00e9tache v\u00e9ritablement de cette onde sonore et color\u00e9e qu\u2019elles traversent comme un passe-muraille. Pour les amateurs de fi ction fantastique, cela pourrait ressembler \u00e0 la porte des \u00e9toiles en plus onirique et po\u00e9tique. La femme, que Guicheteau d\u00e9clare essentielle \u00e0 sa cr\u00e9ation, se fond dans des remous color\u00e9s assez complexes quant au graphisme, mais tr\u00e8s doux et tendre du point de vue des couleurs. Myst\u00e9rieuse int\u00e9gration d\u2019un \u00eatre humain \u00e0 un monde o\u00f9 rien ne nous rappelle quoi que ce soit de connu. D\u2019o\u00f9 vient cette femme, o\u00f9 va-t-elle, quelle est la raison de son inexplicable apparition ? Sans doute permet-elle \u00e0 l\u2019artiste de souligner \u00e0 sa mani\u00e8re, \u00e0 travers ses visions color\u00e9es, le douloureux myst\u00e8re de la pr\u00e9sence de l\u2019homme, non seulement sur notre terre, mais dans l\u2019univers entier, de sa cr\u00e9ation initiale, toujours inexpliqu\u00e9e, dont chacun aime \u00e0 cultiver sa version personnelle&#8230; dans le doute et l\u2019ignorance r\u00e9elle toutes les hypoth\u00e8ses sont en effet permises.<\/p>\n<p>A peine individualis\u00e9e, puisque drap\u00e9e de la m\u00eame \u00e9toffe que le fond de la toile, qui est cette femme, que nous veut-elle, quel est le message qu\u2019elle doit nous transmettre ? Pourquoi ce masque qui coupe son visage verticalement en deux, alors qu\u2019elle r\u00e9appara\u00eet en sculpture inversementcach\u00e9e ?<\/p>\n<p>Les toiles de Patrick Guicheteau ne nous donnent aucune r\u00e9ponse, mais nous invitent \u00e0 nous interroger inlassablement sur le myst\u00e8re de nos origines, de notre pr\u00e9sence ici-bas, sur les raisons profondes de notre \u00e9volution dans ce monde r\u00e9el, et sur l\u2019existence d\u2019univers invisibles et indicibles.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Jia Juan-Li <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours de JIA JUAN LI<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9e en 1960 \u00e0 Hongzhou (Zhejiang), en Chine.<\/p>\n<p>Elle est dipl\u00f4m\u00e9e de l&rsquo;Institut des Beaux-Arts du Sichuan (1986).<\/p>\n<p>Elle est membre de l&rsquo;Association des Artistes de Chine.<\/p>\n<p>En 1989, elle a \u00e9t\u00e9 admise au prestigieux Stage de Cr\u00e9ation et de Recherche de l&rsquo;Institut Central des Beaux-Arts de Chine (P\u00e9kin), qui lui a octroy\u00e9 la mention \u00ab\u00a0Excellent\u00a0\u00bb en 1991.<\/p>\n<p>En 1996 Jia Juan Li arrive en France\u00a0 suite \u00e0 l&rsquo;invitation du Gouvernement.<\/p>\n<p>Elle participe au Salons Nationaux, \u00a0\u00bb Salon de Mai , Paris . Salon d&rsquo;Automne, Paris . Art London. Salon Mac 2000, Paris . Salon de dessin et de peinture \u00e0 l&rsquo;eau, Paris . Salon de Comparaisons, Paris.<\/p>\n<p>Un grand nombre de ses tableaux ont \u00e9t\u00e9 acquis par des mus\u00e9es chinois et \u00e9trangers.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Jia Juan-Li est native d&rsquo;une des plus importantes familles traditionnelles. Son p\u00e8re avait une importante entreprise de tissu en soie. Sa m\u00e8re m\u00e9decin est descendante d&rsquo;une famille de collectionneurs. Elle baigne dans un milieu de lettr\u00e9s et d&rsquo;amoureux de l&rsquo;art. Chez elle, elle vivait au milieu d&rsquo;\u0153uvres d&rsquo;art. Par exemple, les coffrets contenaient des rouleaux du VIIIe et IXe si\u00e8cles repr\u00e9sentant des tableaux de chaque saison qu&rsquo;on changeait r\u00e9guli\u00e8rement aux murs. Aussi, s&rsquo;amusait-elle \u00e0 emmener au cours de dessin des objets d&rsquo;art pr\u00e9cieux en cachette de sa famille.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Elle a toujours vu sa grand-m\u00e8re paternelle se faire coiffer et habiller, comme dans la pure tradition ancestrale. Sa tante paternelle et sa m\u00e8re lui relataient des histoires du temps des Empereurs. Sa m\u00e8re lui rapportait des anecdotes de vie de grandes familles chinoises vivant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des Palais, avec leurs us et coutumes, leurs mani\u00e8res d&rsquo;\u00eatre, leurs habits pr\u00e9cieux, leur fa\u00e7on de vivre. Aussi, retranscrit-elle les influences de cette \u00e9poque aujourd\u2019hui r\u00e9volue dans ses \u0153uvres et explore toute une transposition de la vie de ces femmes dans la Chine ancestrale.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Quelques tableaux sont \u00ab\u00a0p\u00e9tris\u00a0\u00bb dans une p\u00e2te de couleurs plus intenses comme la s\u00e9rie \u00ab\u00a0des jardins\u00a0\u00bb dont le sujet repr\u00e9sente des f\u00e9es aux pieds et mains nus. Elles ont une allure d\u00e9licate et offrent leurs profils dans des jardins imaginaires, au milieu de h\u00e9rons. Comme dans un songe. Elles boivent l&rsquo;eau de ros\u00e9e au petit matin sur les p\u00e9tales de fleurs. Volupt\u00e9 et douceur s&rsquo;en d\u00e9gagent. Une autre s\u00e9rie \u00ab\u00a0sc\u00e8nes d&rsquo;int\u00e9rieurs\u00a0\u00bb, repr\u00e9sente des femmes en longue robe blanche avec un fendu plongeant dans le dos. Elles glissent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Palais, dans la tranquillit\u00e9 de ses couloirs. Nous sommes dans un monde de silence opaque et on ne distingue pas leurs visages.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans la s\u00e9rie \u00ab\u00a0des portraits\u00a0\u00bb, comme retranch\u00e9e du monde, elles portent des costumes somptueux dans la pure tradition de la Chine d&rsquo;antan avec ses coutumes ancestrales de femmes de cour, au milieu d&rsquo;un d\u00e9cor aux tons propres aux symbolistes. Elles paraissent irr\u00e9elles et r\u00e9elles \u00e0 la fois. De toutes ses femmes longilignes \u00e9mane une grande sagesse.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>JIA Juan Li est n\u00e9e \u00e0 Hangzhou (Province de Zhejiang) en Chine. Elle \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;Institut des Beaux Arts du Sichuan, sort dipl\u00f4m\u00e9e en 1986. Elle commence par enseigner au d\u00e9partement des Beaux-Arts de l&rsquo;Ecole Normale Sup\u00e9rieure des Beaux Arts de Guiyang, province de Guizhou. Admise en 1989 par concours \u00e0 l&rsquo;Institut Central des Beaux Arts de P\u00e9kin, elle re\u00e7oit en 1991 le dipl\u00f4me avec mention \u00ab\u00a0excellent\u00a0\u00bb. Elle expose en Chine et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, elle poursuit ses recherches picturales. Lors de sa formation, elle \u00e9tudie les ma\u00eetres et notamment Balthus, Chagall \u2026 Elle a le d\u00e9sir de voir les \u0153uvres en \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb, aller au-del\u00e0 du papier glac\u00e9. \u00ab\u00a0L&rsquo;art est sup\u00e9rieur \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;art est l\u00e0 pour filtrer les belles choses\u00a0\u00bb dit-elle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Jia Juan-Li n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 quitter son pays natal o\u00f9 elle a acquis une certaine notori\u00e9t\u00e9. Invit\u00e9e par le gouvernement fran\u00e7ais, elle arrive en 1997 \u00e0 Aix en Provence et depuis 1999 vit et travaille \u00e0 Paris. Elle a cette particularit\u00e9 qui consiste \u00e0 garder dans ses \u0153uvres son identit\u00e9 chinoise ant\u00e9rieure, repr\u00e9sentant le pass\u00e9 d&rsquo;un monde r\u00e9volu sans succomber \u00e0 la mode occidentale comme pl\u00e9thore d&rsquo;artistes chinois actuels.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Michel King <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Michel King est n\u00e9 \u00e0 Sotteville-l\u00e8s-Rouen en 1930. Il est, depuis 1973, peintre titulaire de la Marine et vice-pr\u00e9sident des peintres officiels de la Marine.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 l\u2019occasion de son voyage de noces que le peintre normand a d\u00e9couvert le Pays Bigouden en 1950. \u00ab De Paris, sur nos v\u00e9loces Solex, nous sommes parvenus, Laurence et moi \u00e0 Loctudy en quatre jours. Aujourd\u2019hui, je rejoins en automobile par voies rapides cette fin de terre d\u2019Armor. Le progr\u00e8s l\u2019a rendue toute proche, a att\u00e9nu\u00e9 sa rudesse, mais n\u2019a pas \u00e9touff\u00e9 son \u00e2me secr\u00e8te et myst\u00e9rieusement \u00e9mouvante. \u00bb<\/p>\n<p>Au fil d\u2019une centaine de pages, Michel King nous livre ainsi 50 ans de r\u00eaves en couleurs et en mots. Il raconte ses souvenirs en des harmonies fauves avec une touche n\u00e9o-cubiste.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Laurence, sa femme n\u2019est plus \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s pour accompagner ses promenades picturales et cette absence, pudiquement \u00e9voqu\u00e9e, donne au livre un suppl\u00e9ment d\u2019intensit\u00e9. Souvenirs et pr\u00e9sent s\u2019entrelacent face \u00e0 la contemplation de cette \u00ab fin de terre d\u2019Armor \u00bb. \u00ab Mon regard, toujours aussi fervent, visionne les clich\u00e9s d\u2019hier et ceux d\u2019aujourd\u2019hui. Pos\u00e9s c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, leurs diff\u00e9rences valent parfois leurs simultan\u00e9it\u00e9s. J\u2019appr\u00e9cie le changement dans le permanent. \u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Huiles, aquarelles, croquis, Michel King exploite toutes les techniques de son art pour donner \u00e0 voir et \u00e0 sentir ce coin de terre auquel il est consid\u00e9rablement attach\u00e9. Il saisit la fra\u00eecheur d\u2019une lessive bleue \u00e9tendue au pignon d\u2019une maison de p\u00eacheur, immortalise un bouquet de splendides langoustines \u00e0 la cri\u00e9e de Loctudy, fixe une brass\u00e9e d\u2019Ombellif\u00e8res \u00e9tincelantes et se recueille aux portes d\u2019une chapelle. Son voyage en mots et en couleurs explore les multiples facettes du Pays Bigouden, ses asp\u00e9rit\u00e9s et ses douceurs. Entre joie et nostalgie, Michel King nous livre ici tout son amour pour les Bigoudens et leur pays. Rien n\u2019\u00e9chappe \u00e0 sa plume ni \u00e0 ses pinceaux : ports, dunes, tumulus, dolmens, chalutiers\u2026 Et le trait se fait tendre lorsqu\u2019il s\u2019agit de croquer un p\u00eacheur au travail ou une femme au march\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Peintres officiels de la Marine : Des marins d&rsquo;un genre singulier<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Membres d&rsquo;un groupe constitu\u00e9 par l&rsquo;\u00c9tat, les peintres officiels de la Marine se flattent de former l&rsquo;ensemble artistique le plus ancien. Si Vernet fut honor\u00e9 du titre de \u00ab\u00a0Peintre de la Marine du Roi\u00a0\u00bb, le corps, auquel appartiennent les peintres de la Marine aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 officiellement qu&rsquo;en 1830.<\/p>\n<p>Essentiellement figuratifs mais de styles extr\u00eamement divers \u2013 \u00ab la Marine choisit ses peintres avec un \u00e9clectisme justifi\u00e9 par de multiples objectifs \u00bb -, ils ont mission de reporter.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;ils soient peintres, graveurs, aquarellistes, sculpteurs ou photographes, t\u00e9moigner est leur premier r\u00f4le. Leur titre officiel couronne, au-del\u00e0 de la ma\u00eetrise de leur art, une attirance certaine pour le paysage marin.<\/p>\n<p>Tous ne sont pas d&rsquo;authentiques marins, mais ils ont \u00ab l&rsquo;eau de mer autour du coeur et sa couleur dans les yeux. \u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>N\u00e9 le 2 juillet 1930 \u00e0 Sotteville-l\u00e8s-Rouen<\/p>\n<p>Peintre titulaire de la Marine nomm\u00e9 en 1973<\/p>\n<p>Vice-pr\u00e9sident des peintres officiels de la Marine<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>A une recherche sur la forme traduite par un graphisme aux \u00e9quilibres subtiles, sa peinture s&rsquo;adjoint une \u00ab\u00a0palette d&rsquo;aquarelliste\u00a0\u00bb toute en transparence. Depuis le Route du Rhum, il est, avec enthousiasme, de toutes les f\u00eates de la mer. Il est peintre, graveur, illustrateur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Sp\u00e9cialit\u00e9s artistiques<\/p>\n<p>Peintures \u00e0 l&rsquo;huile, Aquarelle, Dessin, Illustration, Gravure \u00e0 l&rsquo;eau forte, Lithographie originale, carton de la tapisserie et vitrail.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Parmi les r\u00e9compenses et les prix qu&rsquo;il obtint citons : le Grand prix de la ville d&rsquo;Asni\u00e8re 1962, le Grand prix des jeunes et de la Nationale des Beaux-Arts, le Prix du Conseil G\u00e9n\u00e9ral des Yvelines 1967, le Grand prix du Salon de Rouen 1984.\u00a0 Il est mentionn\u00e9 au B\u00e9n\u00e9zit, Pr\u00e9sident du Salon du Dessin et de la Peinture \u00e0 l&rsquo;eau. Il expose \u00e9galement aux Salons de la Marine et Comparaison.<\/p>\n<p>Le 18 mars 2004, Michel King a \u00e9t\u00e9 fait chevalier de l\u2019ordre national du M\u00e9rite. Il participe aux Salons de : l&rsquo;Orangerie de Versailles, Rouen, Angers, Toulouse&#8230; Il est l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur de nombreux salons de province et de banlieue.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ses Expositions personnelles sont nombreuses depuis la premi\u00e8re en 1960, tant qu&rsquo;\u00e0 Paris : Galerie Colette Dubois et Galerie des Orf\u00e8vres, qu&rsquo;en province : Lyon, Le Havre, Quimper, Rouen, Cannes, Brie Comte Robert, Marseilles, Avranches, et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger : Suisse, Japon.Ses oeuvres furent acquises par : les Mus\u00e9es d&rsquo;Art Moderne, de la ville de Paris, de la Marine, de l&rsquo;Ile de France, des Baux de Provence et par les villes de Villeneuve le Roi, Rouen &#8230;<\/p>\n<p>Ses cr\u00e9ations se trouvent parmi les collectionneurs de France, USA, Japon, Suisse&#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Michel King est \u00e9galement peintre lithographe et peintre graveur : il a r\u00e9alis\u00e9 des illustrations pour les Soci\u00e9t\u00e9s de Bibliophilie, il a con\u00e7u le vitrail de la chambre de commerce de Dieppe et ceux de l&rsquo;\u00e9glise de Saint Mards (76).<\/p>\n<p>Ses cartons de tapisserie sont tiss\u00e9s par sa fille Isabelle King, artiste Lici\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Yong-Man KWON <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours <\/strong><\/p>\n<p>Peintre Officiel de l&rsquo;Arm\u00e9e. J.O du 01 janvier 2004.<\/p>\n<p>Peintre de l&rsquo;Air et de l&rsquo;Espace. J.O du 09 novembre 2005<\/p>\n<p>Depuis 2003 nombreuses expo et prix d\u00e9cern\u00e9s par jury.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Kwon Yong-Man est n\u00e9 en 1972 en Cor\u00e9e du Sud. Apr\u00e8s un dipl\u00f4me d&rsquo;enseignement artistique obtenu \u00e0 S\u00e9oul en 1991, il devient professeur de dessin. En 1996, il s&rsquo;engage au sein de la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re o\u00f9 il est employ\u00e9 comme dessinateur au sein du Bureau information et historique. Il effectue de nombreux travaux pour le mensuel \u00ab\u00a0K\u00e9pi blanc\u00a0\u00bb et illustre des livres \u00e9dit\u00e9s par la L\u00e9gion. En 2001, il participe au Salon national des peintres de l&rsquo;Arm\u00e9e (prix Univers des arts). Peintre de la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re, il est promu au grade de caporal-chef &#8211; \u00e0 titre exceptionnel &#8211; par le G\u00e9n\u00e9ral Jean-Louis Franceschi. En 2003, il participe au Salon de peinture du mus\u00e9e des troupes de marine \u00e0 Fr\u00e9jus (premier prix), et au Salon national des peintres de l&rsquo;Arm\u00e9e au Mus\u00e9e de l&rsquo;Arm\u00e9e (deuxi\u00e8me prix). Peintre officiel de l&rsquo;Arm\u00e9e de terre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>La peinture de Yong-Man KWON est une peinture tr\u00e9s instinctive, spontan\u00e9e est la facilit\u00e9 avec laquelle il sait s&rsquo;adapter au sujet trait\u00e9 fait de lui un artiste \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture picturale originale. Il sait jour avec les taches de couleurs, les organiser, les hi\u00e9rarchiser afin de cr\u00e9e le motif trait\u00e9 avec dynamisme et mouvement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">H\u00e9l\u00e8ne Legrand<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/strong><\/p>\n<p>Des \u00e9tudes poursuivies \u00e0 l\u2019UER d\u2019art plastique (Paris 1) au cours des ann\u00e9es 80 me destinaient \u00e0 produire du concept plut\u00f4t que de la peinture de chevalet jug\u00e9e obsol\u00e8te par les modernes radicaux qui nous enseignaient. Force nous \u00e9tait faite de constater qu\u2019apr\u00e8s Duchamp \u201cON NE POUVAIT PLUS PEINDRE \u201d!&#8230;.<\/p>\n<p>Pourtant mon parcours divergea : ma rencontre avec la pens\u00e9e de Claude L\u00e9vi-Strauss (le structuralisme teintait encore, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, le discours universitaire) fut d\u00e9cisive: pr\u00e9servation, transmission devinrent l\u2019enjeu de mon travail et l\u2019inqui\u00e9tude de voir la peinture devenir \u201cun m\u00e9tier perdu\u201d, une \u201cperte s\u00e9v\u00e8re\u201d, le moteur d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 repr\u00e9senter le monde EN PEINTURE.<\/p>\n<p>Depuis, dans le lieu du tableau, je tente de \u201cpi\u00e9ger\u201d dans l\u2019embuscade de la repr\u00e9sentation ce qui est menac\u00e9 de disparition du monde avec une nette pr\u00e9dilection pour les instances silencieuses: sujets d\u00e9laiss\u00e9s de l\u2019histoire de l\u2019art en un premier temps puis l\u2019animal, le v\u00e9g\u00e9tal et le paysage dans l\u2019exp\u00e9rience vivante du r\u00e9el.. C\u2019est \u00e0 l\u2019exemple des autres arts non affect\u00e9s par les ruptures successives du xx\u00e8me si\u00e8cle et une absence de transmission du m\u00e9tier que j\u2019ai recours \u00e0 une esth\u00e9tique \u00e9clectique : citations de codes, de signes, restauration du sujet, pluralit\u00e9 des styles, anachronismes etc&#8230;<\/p>\n<p>La ph\u00e9nom\u00e9nologie accompagne depuis quelques ann\u00e9es ce travail (Maurice Merleau-Ponty et Henry Maldiney notamment) en ce qu\u2019elle permet de restaurer une continuit\u00e9 du sens au mouvement temporel de l\u2019attention: saisir par le regard , sans l\u2019arracher \u00e0 l\u2019ensemble,\u201cla chose m\u00eame\u201d dans son in\u00e9puisable permanence.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand ne consid\u00e8re pas le fait de peindre comme d\u00e9tenant une valeur en soi, mais comme un probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre. Ce probl\u00e8me est d\u2019autant plus complexe que peindre pour elle consiste d\u2019une part \u00e0 nommer, puis \u00e0 saisir un fragment du r\u00e9el, un peu de la chair du monde et \u00e0 les donner \u00e0 voir.<\/p>\n<p>Elle rentre ainsi en concurrence avec les autres arts visuels qui semblent \u00e0 priori plus \u00e0 m\u00eame d\u2019objectiver le r\u00e9el, tel qu\u2019il appara\u00eet \u00e0 l\u2019oeil de l\u2019artiste, et l\u2019\u00e9nergie qui sous-tend son travail.<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand pr\u00e9sente des \u0153uvres qui parlent de la beaut\u00e9 et de l\u2019enchantement du monde. Elle r\u00e9alise une recherche sur le r\u00e9el. Elle saisit un plein vol un groupe d\u2019oiseaux, d\u00e9peint la fragilit\u00e9 d\u2019un \u00e2non qui vient de na\u00eetre, rend la tendresse d\u2019un enfant au sein, saisit le calme des canards sur un lac. L\u2019artiste est \u00e9merveill\u00e9e par le vivant, sa peinture est un compte-rendu de l\u2019\u00e9blouissement du monde, c\u2019est un corps \u00e0 corps avec l\u2019art.<\/p>\n<p>\u00ab Quand on sait observer, dit-elle, la r\u00e9alit\u00e9 est \u00e9poustouflante, dans une simple flaque d\u2019eau il peut y avoir le monde \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab La peinture est pour moi la forme d\u00e9sirante du regard : il s\u2019agit seulement d\u2019\u00e9treindre un morceau de monde sans tendre \u00e0 la possession effective \u00bb.<\/p>\n<p>Pour H\u00e9l\u00e8ne Legrand, peindre c\u2019est l\u2019extase qui se fait mati\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Comment travaille H\u00e9l\u00e8ne Legrand ?<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand travaille avant tout comme une artiste peintre traditionnelle, c\u2019est \u00e0 dire que son principal m\u00e9dium, qu\u2019elle d\u00e9fend avec conviction, est la peinture ( la tempera plus exactement) et son support la toile. C\u2019est une virtuose du dessin, elle prend ainsi le contre-pied des artistes qui ne dessinent plus et qui utilisent comme moyen d\u2019expression des objets d\u00e9j\u00e0 existants (ready-made), des donn\u00e9es informatiques ou encore photographiques.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019observation<\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tape de travail de H\u00e9l\u00e8ne Legrand consiste dans l\u2019observation des \u00eatres humains, du monde animal et de la nature. Elle peut rester des heures \u00e0 les regarder vivre ou se mouvoir jusqu\u2019\u00e0 instaurer une certaine complicit\u00e9 ou encore dispara\u00eetre compl\u00e8tement dans le paysage. Elle dessine, croque et prend m\u00eame des photos pour saisir l\u2019instant, l\u2019\u00e9motion d\u2019une attitude, la beaut\u00e9 d\u2019une lumi\u00e8re, la magie d\u2019un instant.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La technique<\/p>\n<p>Elle peint selon les anciennes techniques retrouv\u00e9es comme la tempera. Elle utilise la tempera grasse. Cette technique remonte au XVl\u00e8me si\u00e8cle. Elle alterne sur la toile des couches de tempera blanche et de glacis \u00e0 l\u2019huile. La blancheur de l\u2019appr\u00eat initial r\u00e9fl\u00e9chit la lumi\u00e8re \u00e0 travers la peinture.Elle commence par r\u00e9aliser une d\u00e9trempe en grisaille sur des feuilles froiss\u00e9es de papier de soie et de riz, elles-m\u00eames pos\u00e9es sur une toile ou sur un panneau. De ces ombres vont appara\u00eetre des silhouettes qui vont inspirer l\u2019artiste. Toutes les couleurs qui se superposent ensuite sont employ\u00e9es pures et forment des glacis \u00e0 l\u2019aide d\u2019huile et d\u2019\u0153uf, d\u2019\u0153uf et de pigment.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Une fascination pour le monde vivant<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand a pr\u00e9par\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019\u0153uvres sur le th\u00e8me des singes. Pour r\u00e9aliser cette s\u00e9rie elle est all\u00e9e au zoo d\u2019Anvers. Elle les a longtemps admir\u00e9s derri\u00e8re une vitre. Cette relation a particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9 l\u2019artiste car en m\u00eame temps qu\u2019elle regardait ses primates elle voyait le reflet de sa propre image. Elle \u00e9tait face \u00e0 un double miroir, le premier renvoie celle de l\u2019artiste et le deuxi\u00e8me celle du singe avec ses ressemblances d\u00e9concertantes. On ne sait plus qui est qui ?<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand ne peint donc plus l\u2019animal dans son ambiance sauvage, mais enferm\u00e9, prisonnier, soumis, domestiqu\u00e9 (du moins en apparence, car que signifie ce cri lanc\u00e9 par le primate ?). Il n\u2019en reste pas moins myst\u00e9rieux, fascinant, avec ce regard expressif d\u2019un sentiment que nous ignorons.<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Legrand pose la question de l\u2019origine et de l\u2019identit\u00e9.<\/p>\n<p>La carte d\u2019identit\u00e9 des homo sapiens est ambigu\u00eb. L\u2019homme et le singe sont tous deux des vert\u00e9br\u00e9s mammif\u00e8res, primates de la famille des Hominid\u00e9s. C\u2019est cette similarit\u00e9 que souligne H\u00e9l\u00e8ne Legrand dans ses toiles sans faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des donn\u00e9es scientifiques. Elle exprime de mani\u00e8re empirique et sensuelle ces traits communs.<\/p>\n<p>Le singe a plusieurs visages : il appara\u00eet comme un vieil homme sage. Les rides naturelles de l\u2019animal, le regard direct et sombre nous font basculer dans la violence de la r\u00e9alit\u00e9. O\u00f9 s\u2019arr\u00eate la conscience de cet animal ? Le Chimpanz\u00e9 se pr\u00e9sente aussi parfois avec force et puissance. La gueule grande ouverte, il pousse un cri, le cri de la r\u00e9volte, de la col\u00e8re, et pourquoi pas, le cri du chanteur de rock !<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Enchantement du monde<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement au travail sur le singe, H\u00e9l\u00e8ne Legrand pr\u00e9sente \u00e9galement des \u0153uvres qui parlent de la beaut\u00e9 et de l\u2019enchantement du monde. Elle r\u00e9alise une recherche sur le r\u00e9el. Elle saisit un plein vol un groupe d\u2019oiseaux, d\u00e9peint la fragilit\u00e9 d\u2019un \u00e2non qui vient de na\u00eetre, rend la tendresse d\u2019un enfant au sein, saisit le calme des canards sur un lac. L\u2019artiste est \u00e9merveill\u00e9e par le vivant, sa peinture est un compte-rendu de l\u2019\u00e9blouissement du monde, c\u2019est un corps \u00e0 corps avec l\u2019art.<\/p>\n<p>\u00ab Quand on sait observer, dit-elle, la r\u00e9alit\u00e9 est \u00e9poustouflante, dans une simple flaque d\u2019eau il peut y avoir le monde \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Pour H\u00e9l\u00e8ne Legrand, l\u2019action de peindre est une forme d\u2019extase.<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Herv\u00e9 Loilier<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Paris le 18 mars 1948.<\/p>\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9 en 1970 de l&rsquo;Ecole de Polytechnique, il entre en troisi\u00e8me ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ecole nationale sup\u00e9rieur des arts d\u00e9coratifs.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ma\u00eetre de Conf\u00e9rences en Arts \u00e0 l&rsquo;Ecole Polytechnique.<\/p>\n<p>Officier dans l&rsquo;Ordre des Palmes Acad\u00e9miques.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sident d&rsquo;Honneur du Salon Violet.<\/p>\n<p>Soci\u00e9taire du Salon d&rsquo;Automne.<\/p>\n<p>Membre du Comit\u00e9 du Salon des Artistes Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Peintre authentique \u00e0 l&rsquo;univers pictural rare et distingu\u00e9. Sans esbroufe, sans couleur criarde, sans concession aux modes. Herv\u00e9 Loilier a toujours cherch\u00e9 \u00e0 transformer, \u00e0 traduire ce qu&rsquo;il voit et surtout ce qu&rsquo;il ressent face au sujet. On peut dire que ce peintre est \u00e0 son image, \u00e0 la fois r\u00e9serv\u00e9e et chaleureuse, \u00e0 la fois discr\u00e8te et pourtant communicative. Ainsi, l&rsquo;on reconna\u00eet dans l&rsquo;oeuvre de Loilier une atmosph\u00e8re de myst\u00e8re et d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 quasi mystique o\u00f9 le spectateur est aspir\u00e9 pour sa plus grande jouissance esth\u00e9tique. A mi-chemin entre la mythologie et l&rsquo;histoire, Loilier recr\u00e9e des situations qui parlent au-del\u00e0 de l&rsquo;image. Une fa\u00e7on comme une autre d&rsquo;\u00eatre proph\u00e8te en son domaine.<\/p>\n<p>Artiste incontest\u00e9 dans le monde de l\u2019art, Herv\u00e9 Loilier poursuit sa qu\u00eate artistique dans un univers tout autant personnel que spectaculaire. Travaillant ses toiles avec une mati\u00e8re g\u00e9n\u00e9reuse, sa volont\u00e9 de retenir l\u2019\u00e9motion de ses sujets pousse le peintre \u00e0 jouer des couleurs avec une certaine virtuosit\u00e9. Ses personnages souvent f\u00e9minins, bien r\u00e9els tant le dessin est parfait, gardent toujours un c\u00f4t\u00e9 \u00e9nigmatique, laissant au spectateur le plaisir de r\u00eaver. Il en est de m\u00eame quand Herv\u00e9 Loilier traduit un paysage sur sa toile \u00e0 partir de ses propres impressions. Savoir faire taire le monde, l\u2019immobiliser, tout en d\u00e9voilant sa beaut\u00e9, foisonnante de couleurs et de mati\u00e8res, c\u2019est avec ce talent qu\u2019Herv\u00e9 Loilier nous \u00e9merveille et nous \u00e9meut.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une atmosph\u00e8re de jeux amoureux, d&rsquo;attente parcourt cette oeuvre o\u00f9 la passion charnelle, certes retenue, s&rsquo;associe \u00e0 la d\u00e9lectation de fruits m\u00fbrs, tentateurs : past\u00e8ques ouvertes, raisins offerts. Promenade discr\u00e8tement voluptueuse dans cette ville magique, attirante sous des ciels impr\u00e9vus o\u00f9 l&rsquo;or s&rsquo;unit au mauve, o\u00f9 s&rsquo;enflamme la garance&#8230; Par cette vision intemporelle, un peu m\u00e9lancolique de Venise, Loilier se fait le t\u00e9moin de la beaut\u00e9 silencieuse.\u00a0\u00bb Nicole Lamothe.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Antoinette Nicolini<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours et oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Antoinette Nicolini est n\u00e9e le jeudi 4 juin 1953 en Corse. Comme ses c\u00e9l\u00e8bres pr\u00e9d\u00e9cesseurs, elle n&rsquo;est pas sortie d&rsquo;une grande \u00e9cole. Mais Antoinette Nicolini s&rsquo;est faite elle-m\u00eame, laissant parler son bon sens bas\u00e9 sur ses observations, et surtout sur sa sensibilit\u00e9. Car on peut savoir peindre et dessiner, faire un travail de copiste dans les mus\u00e9es, ce qui est bien, cependant pour en sortir, pour transmettre son \u00e9motion d&rsquo;artiste, pour entra\u00eener celui qui lit votre toile et le transporter dans votre monde de peintre, il faut avant tout avoir une sensibilit\u00e9 exacerb\u00e9e, la laisser parler en vous, puis la traduire dans votre tableau, en y faisant concorder un maximum d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments, tout en oubliant ceux superflus qui pourraient distraire le spectateur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Partant de ces constats que l&rsquo;on trouve tous dans l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Antoinette Nicolini, il est agr\u00e9able et doux de se laisser envo\u00fbter par ses bords de mer au soir tombant. L&rsquo;eau limpide y refl\u00e8te un ciel profond, d&rsquo;un bleu tenace qu&rsquo;elle affectionne particuli\u00e8rement, soutenu par un premier plan fleuri. Tandis qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;horizon quelques monts plus sombres finissent d&rsquo;encadrer le sujet. Mais que l&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe pas, si certaines toiles laissent para\u00eetre une douce m\u00e9lancolie, la vigueur du caract\u00e8re corse est l\u00e0, pr\u00e9sente dans une culture l\u00e9gendaire qui transpara\u00eet \u00e0 tout moment dans les huiles d&rsquo;Antoinette Nicolini.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ces toiles, fortes par leur composition et par leurs couleurs, sont l&rsquo;apanage d&rsquo;Antoinette Nicolini, sans qu&rsquo;elle ait senti le besoin d&rsquo;aller chercher des tons trop vifs, de ceux qui souvent approchent la vulgarit\u00e9 pour mieux aguicher l&rsquo;\u0153il. C&rsquo;est par des teintes mod\u00e9r\u00e9es, et qui se c\u00f4toient tout en restant en pleine harmonie entre elles, que l&rsquo;artiste construit son tableau. M\u00eame si pour les paysages ensoleill\u00e9s de son \u00eele, le jaune est pr\u00e9sent, dominant, il ne se trouve pas en opposition avec une autre couleur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ce crit\u00e8re, Antoinette Nicolini en a fait son quotidien. On le constate quotidiennement, que ce soit avec \u00ab\u00a0Nature morte aux parfums\u00a0\u00bb qui est une composition sortie du temps, aux valeurs douces comme des souvenirs enfouis, ou \u00ab\u00a0Danseuse dans sa loge\u00a0\u00bb qui est un pr\u00e9lude musical. \u00ab\u00a0Fruits d&rsquo;\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Fruits\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0Poires\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0Roses jaunes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Fleurs du jardin\u00a0\u00bb, qui sont autant d&rsquo;huiles dans lesquelles s&rsquo;\u00e9panouissent quelques couleurs plus vives.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Toutes ces oeuvres ont une source et une tradition, un chant de beaut\u00e9 doux et puissant, irr\u00e9sistible comme l&rsquo;amour.<\/p>\n<p>Vivacit\u00e9, couleurs et mouvements. Huiles faites d\u2019\u00e9clats de lumi\u00e8re. Elle sculpte les couleurs (travailm au couteau) Flamboyance du soleil \u00e0 toutes les heures de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Andrew Painter <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Andrew Painter est n\u00e9 \u00e0 Wolverhampton en Angleterre, 1957.<\/p>\n<p>Apres un an d\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire aux Beaux arts, il gagne une place au Goldsmith Coll\u00e8ge \u00e0 Londres. Malheureux \u00e0 Goldsmith, il quitte cette \u00e9cole apr\u00e8s quelques mois pour voyager, et il part pour l\u2019Inde o\u00f9 il passe un an \u00e0 Calcutta. De retour en Angleterre, il dirige un groupement d\u2019artistes peintres dans sa ville, et commence \u00e0 exposer ses oeuvres.<\/p>\n<p>Il arrive en France vers 1988 et s\u2019installe \u00e0 Angers, o\u00f9 il vit encore.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Il se consacre alors \u00e0 l\u2019enseignement et \u00e0 la po\u00e9sie. Pourtant des collectionneurs, qui ach\u00e8tent ses oeuvres depuis son arriv\u00e9e en France, le poussent \u00e0 abandonner ses autres activit\u00e9s et de se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 son art.<\/p>\n<p>La d\u00e9cision prise, Andrew trouve rapidement en France et dans d\u2019autres pays des galeries qui lui font confiance.<\/p>\n<p>Depuis il expose en permanence dans plusieurs galeries en France, Belgique, Grande Bretagne et en Irlande.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Parall\u00e8lement il tient \u00e0 organiser ses propres \u00e9v\u00e9nements assez insolites et originaux afin d\u2019entretenir un contact plus intime avec le public. Ainsi Painter lance des d\u00e9fis saisissants. Il souhaite \u00e9tablir un discours cr\u00e9atif et pointu dans le cadre de l\u2019art contemporain, d\u2019une part avec une peinture communicative et exub\u00e9rante, et d\u2019autres part en pr\u00e9sentant des oeuvres, qui souvent d\u00e9passent les formes habituelles, lors d&rsquo; \u00e9v\u00e8nements qui posent de bonnes questions sur l\u2019art et ses exploitants.<\/p>\n<p>Painter travaille autant la mati\u00e8re que la non-mati\u00e8re et ceux qui rentrent en contact avec ses cr\u00e9ations sans rarement indiff\u00e9rents. L\u2019ironie et l\u2019humour sont souvent de rigueur, et le partage avec le public est volontaire.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Andrew PAINTER n\u2019est pas tout \u00e0 fait un artiste comme les autres. C\u2019est ainsi qu\u2019il se d\u00e9finissait lui-m\u00eame lors du vernissage de son exposition, ce vendredi 30 Juin 2006, \u00e0 la galerie de l\u2019Aubance, de Brissac-Quinc\u00e9. \u00ab Un artiste aime que l\u2019on vienne voir ses \u0153uvres, c\u2019est donc vous que je dois remercier ! \u00bb disait-il en tirant la r\u00e9v\u00e9rence \u00e0 ceux qui l\u2019entourait. Avec un nom pr\u00e9destin\u00e9 \u2013 \u00ab Painter \u00bb se traduisant litt\u00e9ralement par \u00ab peintre \u00bb en langue de Shakespeare &#8211; l\u2019artiste aurait pu \u00eatre peintre en b\u00e2timent, comme il aime \u00e0 le dire avec beaucoup d\u2019humour. \u00ab Je n\u2019aime pas peindre les murs et poser la tapisserie chez-moi \u2026 \u00bb. C\u2019est parce qu\u2019il aime observer ce qui l\u2019entoure, les gens au quotidien, ce qu\u2019ils portent, leurs accessoires, qu\u2019il a d\u00e9cid\u00e9 de se lancer dans la peinture sur toile. Mais si l\u2019exercice, aux yeux de l\u2019artiste, semble facile, c\u2019est quand m\u00eame avec un certain d\u00e9calage et un cot\u00e9 loufoque qu\u2019il couche sur la toile tendue, ses observations. \u00ab En ce moment je vous observe ! \u00bb disait-il \u00e0 ceux qui l\u2019\u00e9coutaient pr\u00e9senter son oeuvre. Demain il peindra bleu le polo (beige en r\u00e9alit\u00e9) de Fran\u00e7ois LELIEVRE, le responsable de la Galerie de l\u2019Aubance, qui l\u2019accueillait avec beaucoup de plaisir, ou encore le chapeau de paille de l\u2019une de ses admiratrices. Sait-on jamais.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019Andrew Painter, peintre n\u00e9 en Grande Bretagne en 1957 et \u00e9tabli \u00e0 Angers depuis 1988, apr\u00e8s un passage en Inde, aime bousculer l\u2019ordre \u00e9tabli. \u00ab Nous sommes tous disciplin\u00e9s, mais nous avons en chacun de nous une part d\u2019indiscipline. C\u2019est cette face que j\u2019aime exploiter chez ceux qui m\u2019entourent \u00bb continuait-t-il. Et il suffit de regarder le personnage et ses \u0153uvres pour comprendre. Un artiste accessible, comme son art, qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 faire le pitre lorsqu\u2019on le photographie et qui incline ses toiles lors de l\u2019accrochage afin de provoquer le d\u00e9sordre et donner du mouvement \u00e0 ses expositions. Andrew Painter ne serait-il pas un agitateur ? C\u2019est surtout un artiste peu commun, qui peint avec plaisir et aime investir les lieux les plus improbables, comme les h\u00f4pitaux ou les magasins, pour promouvoir son \u0153uvre, pour peu que des spectateurs, insensibles ou incultes, puissent aussi y prendre du plaisir. C\u2019est d\u2019ailleurs dans ce sens qu\u2019il a accept\u00e9 de venir exposer \u00e0 la campagne, dans une galerie qui poursuit la m\u00eame d\u00e9marche : favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019art contemporain. Et sur ce point, les animateurs de la Galerie de l\u2019Aubance, semblaient ravis du discours.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans le milieu de l\u2019art avec un grand A comme Andrew, Painter est consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00ab artiste ironique et symboliste qui a le chic pour magnifier la banalit\u00e9 et lui rendre son originalit\u00e9 \u00bb. T\u00e9moin, la \u00ab constellation de chaussettes magnifiques \u00bb expos\u00e9e au Salon International d\u2019Art Contemporain de Zurich mais aussi sur les fa\u00e7ades des Galeries Lafayette \u00e0 Angers. Une forme d\u2019art qui n\u2019a pas laiss\u00e9 les angevins insensibles, eux qui militent plut\u00f4t pour le respect des traditions et de l\u2019ordre \u00e9tabli. Alors si son art, peut d\u00e9ranger les \u00e2mes chagrins qui aiment que les choses soient \u00e0 leur place et dans un parfait alignement, il suffit de regarder de pr\u00e8s le regard des personnages qu\u2019il peint, pour comprendre que notre homme, empreint lui aussi d\u2019une grande humanit\u00e9, nous renvoie le soup\u00e7on de folie qui sommeille en nous. A voir absolument avant de se regarder dans un miroir \u2026.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Anatoly Poutiline <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Nait a Nikola\u00efev, en ex-URSS, le 30 Juillet 1946. Il \u00e9tudie a l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Birobidjan (Russie) de 1961 \u00e0 1964. Dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Saint-P\u00e9tersbourg en 1970.<\/p>\n<p>1978, il quitte l\u2019ex-URSS.<\/p>\n<p>1979, il s\u2019installe \u00e0 Paris, vit et travaille en France.<\/p>\n<p>1992, Naturalis\u00e9 Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Form\u00e9 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, et issu d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration d\u00e9racin\u00e9e qui a connu de profonds bouleversements politiques, artistiques, et sociaux, Anatoly Poutiline est un artiste de l\u2019intuition, au carrefour entre le figuratif, l\u2019abstraction et la mythologie. Toute son \u0153uvre est travers\u00e9e par cette m\u00eame recherche m\u00e9taphysique que chez Pavel Filonov et Kasimir Malevitch qu\u2019il revendique comme ses ma\u00eetres. Ses toiles, au pouvoir suggestif \u00e9tonnant invitent le spectateur \u00e0 d\u00e9couvrir ce qui se trouve derri\u00e8re l\u2019image, comme par exemple, toutes les \u0153uvres de la s\u00e9rie \u00ab Atelier d\u2019artiste \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>La peinture d\u2019Anatoly Poutiline est guid\u00e9e par une recherche spirituelle d\u2019ordre m\u00e9taphysique d\u2019o\u00f9, dans un cadre figuratif, des repr\u00e9sentations au bord de l\u2019irr\u00e9el voisinant avec l\u2019invisible, o\u00f9 le para\u00eetre d\u2019\u00e9blouissement, en appel transcendance, transporte l\u2019observateur en dehors de lui-m\u00eame, l\u2019exile pour mieux lui faire conna\u00eetre son v\u00e9ritable lieu d\u2019\u00e9lection.<\/p>\n<p>Depuis plus de vingt ans l\u2019ovo\u00efde reste le motif dominant de ses \u0153uvres. Symbole de la r\u00e9surrection, de la vie \u00e9ternelle, sorte d\u2019expression id\u00e9ale de la spiritualit\u00e9, ces formes ovo\u00efdales, lorsqu\u2019on les contemple, nous donnent le sentiment de planer, et nous poussent vers la r\u00e9flexion et la m\u00e9ditation. Ses paysages cosmiques nous entrainent dans une atmosph\u00e8re myst\u00e9rieuse. Il ressort de ses toiles un m\u00e9lange de calme, de douceur, de pl\u00e9nitude, d\u2019harmonie cosmique, o\u00f9 le superflu n\u2019a pas sa place.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Une impression de force contenue \u00e9merge, ici et l\u00e0, dans le subtil craquellement de surface de l\u2019acrylique. Comme un lac \u00e0 la surface calme peut \u00eatre agit\u00e9 en profondeur de courants violents \u00e0 peine r\u00e9percut\u00e9s par de l\u00e9gers plissements. Vers o\u00f9 ? Quand on pose la question \u00e0 Anatoly Poutiline, il r\u00e9pond qu\u2019il ne peut savoir o\u00f9 il va tant qu\u2019il n\u2019y est pas arriv\u00e9. Pour le moment, il l\u00e8ve les yeux vers le ciel et soul\u00e8ve les bras en signe d\u2019impuissance. Car ce qui compte c\u2019est bien la route, le chemin, le travail laborieux du peintre interrogeant sans cesse la surface de sa toile, comme celle d\u2019une \u00e2me s\u0153ur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Jean-Claude Quilici <\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Jean-Claude Quilici est n\u00e9 \u00e0 Marseille en 1941 de parents corses.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s jeune, il fr\u00e9quente l\u2019Ecole des Beaux Arts, et apr\u00e8s une approche des grands Ma\u00eetres de la Peinture Proven\u00e7ale, il expose \u00e0 partir de 1958 ses premi\u00e8res peintures dans sa ville.<\/p>\n<p>Entre 1960 et 1970, il va recevoir de nombreux Prix de la Peinture, qui vont couronner ses d\u00e9buts de jeune peintre, et durant cette p\u00e9riode, des expositions de ses \u0153uvres vont \u00eatre organis\u00e9es dans de multiples galeries en France.<\/p>\n<p>A partir de 1971, ce sont les Etats-Unis qui vont l\u2019accueillir : Washington, New-York, Atlanta, Philadelphie, Albuquerque\u2026<\/p>\n<p>En 1980 J.C Quilici commence sa carri\u00e8re au Japon : de Tokyo \u00e0 Osaka en passant par Kobe, Shizuoka, Fukuoka, Nagano, Saporo\u2026toutes ces villes lui organisent des expositions et lui r\u00e9servent un accueil chaleureux.<\/p>\n<p>Depuis 30 ans, ses \u0153uvres lithographiques et ses peintures sont pr\u00e9sentes en permanence au Japon. J.C Quilici n\u2019a pas pour autant n\u00e9glig\u00e9 la France. Son travail est expos\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement dans les Galeries les plus importantes \u00e0 Marseille, Toulon, Ajaccio, Lyon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Nancy, Cannes, Saint-Tropez. L\u2019artiste poursuit parall\u00e8lement une carri\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9tranger : USA, Singapour, Hong-Kong, Ta\u00efwan, Cor\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>Il fut \u00e9galement invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser au cours de sa carri\u00e8re des \u0153uvres diverses telles que des fresques monumentales pour l\u2019universit\u00e9 de Corte (Corse) de 40 m de long sur 4 m de haut et pour le M\u00e9tro de la Ville de Marseille. Une d\u00e9coration murale sur t\u00f4le \u00e9maill\u00e9e d\u2019une longueur de 130 m\u2026<\/p>\n<p>En 1997, l\u2019artiste r\u00e9alise les d\u00e9cors de l\u2019Op\u00e9ra \u00ab Mireille \u00bb de Gounod pour une coproduction de l\u2019Op\u00e9ra de Marseille et de l\u2019Op\u00e9ra de Bordeaux.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Chez Quilici, une gourmandise ? Non, c&rsquo;est avidit\u00e9 qu&rsquo;il faut accepter de percevoir chez lui, faim sans limite du bleu, du blanc avec des pointes de rouge, puis des ombres port\u00e9es&#8230; et soudain le ciel n&rsquo;est plus qu&rsquo;une mer indigo qui s&rsquo;\u00e9coule au long des rues vides. Soudain l&rsquo;on croit comprendre : sous le soleil, ce soleil-l\u00e0 les chemins, les sentiers, les ruelles ne peuvent \u00eatre que d\u00e9sert\u00e9es, le temps des hommes est \u00e0 la sieste, \u00e0 la jouissance du frais derri\u00e8re les volets clos.<\/p>\n<p>Le seul \u00e0 savoir pi\u00e9ger les heures crues de la chaleur, me r\u00e9p\u00e9tais-je souvent, c&rsquo;est Quilici. Du coup, de Mykonos \u00e0 Ramatuelle. De Saint Tropez \u00e0 Cadaqu\u00e8s, d&rsquo;Alvor \u00e0 Kaminia, toutes ces villes sur des rives, des ports, du sable, avant tout villes d&rsquo;eau, de sel, d&rsquo;air encalmin\u00e9s, offraient au regard les heures mortes de la pleine lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Souvent , le peintre quitte l&rsquo;eau pour la terre, celle des oliviers et des pins, celle d&rsquo;un gr\u00e9sil se nourrissant \u00e0 d&rsquo;autres scintillations, n\u00e9es du coeur blanc de la craie dans les Alpilles. Du coup, les bleus s&rsquo;adoucissent, volent au soleil un rien de jaune pour parer les ifs de ce vert presque noir qui d\u00e9noncent dans le paysage leur fl\u00e8che oscillante ! Des bleus qui n&rsquo;ont pas oubli\u00e9 d&#8217;emporter un rien des clart\u00e9s de la mer pour argenter les porteurs d&rsquo;olive. Mais personne pour appara\u00eetre l\u00e0, non plus.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Danielle Rannou<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Soci\u00e9taire des Artistes fran\u00e7ais depuis 1996 (m\u00e9daille de bronze en 1993). Prix du conseil g\u00e9n\u00e9ral de Seine Saint Denis au salon de Rosny sous Bois. M\u00e9daille d&rsquo;argent Arts, sciences et lettres. Participation \u00e0 de nombreux salons de la r\u00e9gion parisienne, expose actuellement en Allemagne (Berlin) et en Italie (Clusone). Pratique essentiellement la peinture \u00e0 l&rsquo;huile dans un genre figuratif contemporain et le pastel gras, technique que lui a enseign\u00e9 le peintre \u00ab\u00a0Ludo\u00a0\u00bb, atelier qu&rsquo;elle fr\u00e9quenta plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Plonger dans un bouquet, r\u00eaver entre les feuilles, se perdre aux abords du Mont Saint-Michel, la peinture de Danielle Rannou est un cadeau o\u00f9 fleurs, arbres et paysages po\u00e9tiques nous plongent dans un univers rythm\u00e9 par les saisons et les nuances de lumi\u00e8re. Il suffit d\u2019un petit brin d\u2019air entr\u00e9 par la fen\u00eatre pour entendre cette nature si apaisante s\u2019animer. De Paris \u00e0 Berlin, d\u2019Italie en Chine, le talent de cette artiste clichoise, qui collectionne les m\u00e9dailles et les premiers prix, est internationalement reconnu. Cet automne, Danielle Rannou exposera \u00e0 domicile, pour le grand bonheur des visiteurs de ce salon incontournable de la saison.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Jean Soyer<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 en 1937.<\/p>\n<p>En 1955, il sort graveur lithographe de l&rsquo;Ecole Sup\u00e9rieur Estienne des Arts et Industries Graphiques. De 1955 \u00e0 1987 il est graphiste et directeuer artistique dans l&rsquo;\u00e9dition et la publicit\u00e9. De 1987 \u00e0 1996 il m\u00e8ne parall\u00e8lement ses activit\u00e9s de direction artistique? et de peinture et en 1997, devient peintre \u00e0 temps plein. Principales expositions personnelles : Galerie Collette Dubois \u00e0 Paris en 1991, A\u00e9roports de Paris-Cimaises Orly Ouest en 1994, Liebvillers (Franche-Comt\u00e9), Ch\u00e2teau de Villiers (Draveil-Essonne) en 1996, Parlement Europ\u00e9en de Strasbourg en 1997 et \u00e0 Munich en 1998.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re d\u2019informel, le premier regard doit suffire \u00e0 se satisfaire de l\u2019\u0153uvre, \u00e0 susciter une \u00e9motion. Certes le caract\u00e8re d\u00e9coratif joue son r\u00f4le mais l\u2019int\u00e9r\u00eat est ailleurs, dans ces sentiments partag\u00e9s avec l\u2019artiste le temps d\u2019une \u0153uvre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Avec Jean Soyer, le m\u00e9lange d\u2019envol\u00e9es primitives et de traces calligraphiques s\u2019exprime dans une explosion de couleurs qui ne laisse pas indemne. D\u2019autant que des champs vibratoires se cr\u00e9ent, se r\u00e9pondent, se bousculent, en laissant deviner des formes, en laissant appara\u00eetre des empreintes comme des souvenirs que l\u2019artiste propulse sur la toile, \u00e0 son corps d\u00e9fendant, avec une \u00e9nergie qui puise sa force au tr\u00e9fonds de son \u00eatre. Des d\u00e9sespoirs et des bonheurs en fonction de son humeur! Ses pulsions jaillissent sur la toile, tra\u00e7ant des \u00e9nergies positives \u00e0 travers une gestuelle d\u00e9brid\u00e9e et ma\u00eetris\u00e9e \u00e0 la fois qui ne semble ob\u00e9ir qu\u2019\u00e0 un seul mot d\u2019ordre : libert\u00e9 cr\u00e9ative, libert\u00e9 pulsionnelle, libert\u00e9 \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les couleurs sont charg\u00e9es d\u2019une vibrante \u00e9motion, on s\u2019attarde devant un carmin fulgurant, on remarque des superpositions transparentes de mauve, de rouge et de bleu outremer comme si la r\u00e9alit\u00e9 se composait de feuilles qu\u2019on pourrait tourner une \u00e0 une.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>A travers ces \u00e9chapp\u00e9es lyriques, Jean Soyer s\u2019exprime dans sa flamboyance de superpositions chromatiques qui laissent entrevoir une mani\u00e8re passionn\u00e9e de sentir et de vivre. Voici une peinture qui respire la libert\u00e9, un art qui rend magistralement la rencontre des volumes et l\u2019\u00e9lan du mouvement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Tout commence par un v\u00e9ritable coup de foudre : Jean SOYER d\u00e9couvre une oeuvre de Nicolas de STA\u00cbL dans une galerie rue Saint Honor\u00e9 : c&rsquo;est une r\u00e9v\u00e9lation, il ressent une \u00e9motion extraordinaire, ach\u00e8te le mat\u00e9riel et se met aussit\u00f4t \u00e0 peindre.<\/p>\n<p>Riche de ses connaissances graphiques, acquises de son m\u00e9tier de graveur lithographe, ses premi\u00e8res oeuvres, tr\u00e8s inspir\u00e9es de ce grand ma\u00eetre auquel il doit sa nouvelle passion, sont r\u00e9alis\u00e9es sagement dans des variations de gris. C&rsquo;est le plaisir de d\u00e9couvrir et travailler la sensualit\u00e9 de la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>Jean se dit tr\u00e8s contemplatif et peut rester des heures \u00e0 observer un paysage simple, surtout la mer, et une envie d&rsquo;\u00e9vasion s&rsquo;\u00e9bauche. Le geste commence \u00e0 s&rsquo;\u00e9largir, il recherche des grands aplats. Tout s&rsquo;organise autour d&rsquo;un premier trait, les couleurs commencent \u00e0 bouger, la personnalit\u00e9 de l&rsquo;artiste s&rsquo;impose.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Progressivement il adopte les grands formats, son geste se lib\u00e8re, la palette s&rsquo;agrandit jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre 1m50 : c&rsquo;est l&rsquo;euphorie des \u00e9l\u00e9ments, le choix de la premi\u00e8re couleur guide les suivantes, de ce premier geste tr\u00e8s \u00e9tudi\u00e9, d\u00e9coulera toute l&rsquo;harmonie de la toile.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un artiste qui a besoin de calme et de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 pour travailler, tout est rel\u00e2chement et ma\u00eetrise \u00e0 la fois, rien n&rsquo;est effectu\u00e9 au hasard. Il peint la nuit \u00e0 partir de 21 heures pour s&rsquo;arr\u00eater au petit matin.<\/p>\n<p>A la suite du d\u00e9c\u00e8s de sa femme, les tonalit\u00e9s s&rsquo;assombrissent : noir, terre de sienne; il a besoin de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de r\u00e9flexion; mais durant cette p\u00e9riode tr\u00e8s int\u00e9rioris\u00e9e, il \u00e9tudie, cherche et apporte des transparences \u00e0 ses oeuvres, laissant sugg\u00e9rer des zones d&rsquo;espoir et de renaissance.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Maintenant, Jean SOYER tente de plus en plus de cr\u00e9er une \u00e9nergie, la palette explose, les jaunes, les ocres, l&rsquo;\u00e9paisseur de la mati\u00e8re. Il est hant\u00e9 par une envie folle de communiquer une \u00e9motion, une dynamique et une intensit\u00e9 de vie. Viennent les vermillon, carmin, c\u00f4toyant toujours les tonalit\u00e9s de gris qui ajoutent vibration et douceur. On a l&rsquo;impression maintenant que l&rsquo;artiste peut tout se permettre.<\/p>\n<p>Le peintre se refuse \u00e0 donner des titres \u00e0 ses tableaux, laissant \u00e0 l&rsquo;amateur le choix de sa propre interpr\u00e9tation. Son oeuvre est avant tout la transmission d&rsquo;une impression, d&rsquo;une mobilit\u00e9, il ne veut pas la figer par un nom qui pourrait influencer le spectateur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Mich\u00e8le Taupin<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Ancienne \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole des Arts Appliqu\u00e9s de Paris, Mich\u00e8le Taupin est invit\u00e9e d\u2019honneur dans de nombreux salons. Elle enseigne le dessin \u00e0 l\u2019Ecole Polytechnique et a re\u00e7u plus de soixante r\u00e9compenses dont la M\u00e9daille d\u2019Or et la M\u00e9daille d&rsquo;Honneur du Salon des Artistes Fran\u00e7ais. Salons : Artistes Fran\u00e7ais, d&rsquo;Automne, Violet. Galeries : Micka\u00ebl Marciano \u00e0 Paris et La Baule, Aljancic \u00e0 Gif-sur-Yvette, Anagama \u00e0 Versailles, Art Sud \u00e0 Villeneuve-d&rsquo;Aveyron, Le Nost \u00e0 Paimpol.<\/p>\n<p>Bibliographie : Artistes n\u00b0101 p.2-5 2003, Pratique des Arts n\u00b01 p.12-19 1995, n\u00b014 p.42-49 1997, Arts Actualit\u00e9s Magazine n\u00b090 nov 1998, Univers des Arts n\u00b063 p.75 2001, n\u00b092 p.32-33 2004, n\u00b0114 p.20-21 2006, n\u00b0144 p.58-59 2009, n\u00b0147 p.50-51 2009.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>M\u00e9daille d&rsquo;or et m\u00e9daille d&rsquo;honneur de la Soci\u00e9t\u00e9 des Artistes Fran\u00e7ais , soci\u00e9taire et membre du jury du Salon des Artistes Fran\u00e7ais, soci\u00e9taire du Salon d&rsquo;Automne, vice-pr\u00e9sidente du Salon Violet, Mich\u00e8le Taupin participe depuis 1981 \u00e0 de nombreuses expositions individuelles ou collectives, en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (\u00c9tat- Unis, Espagne, Allemagne, Japon, Chine).<\/p>\n<p>Elle enseigne le dessin &agrve; l&rsquo;\u00c9cole Polytechnique depuis 1994 et expose en permanence \u00e0 la galerie \u00ab\u00a0 Micka\u00ebl Marciano \u00bb place des Vosges \u00e0 Paris, la galerie \u00ab Jo\u00ebl Dupuis \u00bb \u00e0 Hardelot, \u00ab l&rsquo;Atelier Aljancic \u00bb \u00e0 Gif sur Yvette, la galerie d&rsquo;Art contemporain de Carnac, la galerie \u00ab Art Sud \u00bb de Conques et \u00ab Trinit\u00e9 Art&rsquo;Gallery \u00bb de Troyes.<\/p>\n<p>Mich\u00e8le Taupin a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;invit\u00e9e d&rsquo;honneur de nombreux salons de peinture.<\/p>\n<p>(dont ceux de Cholet, de Sens, de Bourges, de Troyes&#8230;) Elle figure dans des collections particuli\u00e8res en France, en Italie , en Belgique, en Su\u00e8de, au Costa Rica, en Gr\u00e8ce, au Portugal, en Jordanie, au Japon, et aux Etats Unis.<\/p>\n<p>Tout au long de sa carri\u00e8re , elle a re\u00e7u plus de cinquante prix et distinctions dont le grand prix Ren\u00e9e B\u00e9ja de la fondation Taylor en 1992, le prix Taiyo Bijutsu en 2001 et le prix Jean Jacques Henner en 1991.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un r\u00e9gal d&rsquo;esth\u00e8te, destin\u00e9 aux amoureux d&rsquo;une peinture \u00e9labor\u00e9e, rac\u00e9e, intelligente et sensible. Dans l\u2019\u0153uvre de Mich\u00e8le Taupin, fortement inspir\u00e9e par l\u2019antiquit\u00e9 et la mythologie grecque, la femme, omnipr\u00e9sente, se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e de sa beaut\u00e9, dans la splendeur de sa pl\u00e9nitude. Assise ou debout, all\u00e9gorique ou saisie dans les gestes de la vie courante, elle appara\u00eet, voil\u00e9e ou d\u00e9voil\u00e9e, hi\u00e9ratique, s\u00e9duisante, \u00e9panouie, proche et inaccessible, symbole de l\u2019universalit\u00e9 f\u00e9minine. Fille \u00e0 sa toilette, d\u00e9esse, amazone, femme lasse ou guerri\u00e8re, m\u00e9tamorphoses et all\u00e9gories se d\u00e9ploient au fil des compositions pour saisir l&rsquo;essence m\u00eame de la f\u00e9minit\u00e9. Avec \u00e9l\u00e9gance l\u2019artiste conjugue composition \u00e9labor\u00e9e, vigueur de l\u2019\u00e9criture, noblesse et sensualit\u00e9 pour nous proposer, \u00e0 chaque toile, une nouvelle aventure esth\u00e9tique.<\/p>\n<p>Sa peinture semble \u00eatre une synth\u00e8se du cubisme et du classicisme o\u00f9 se conjuguent harmonieusement structure de la forme, vigueur de l&rsquo;\u00e9criture, noblesse et sensualit\u00e9.<\/p>\n<p>Elle cr\u00e9e, dans ses toiles, un climat mythique empreint d&rsquo;\u00e9quilibre, de rigueur et d&rsquo;harmonie.<\/p>\n<p>Omnipr\u00e9sente dans son oeuvre la femme se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e de sa beaut\u00e9, dans la splendeur de sa pl\u00e9nitude. Fille \u00e0 sa toilette, d\u00e9esse, amazone, femme lasse ou guerri\u00e8re, m\u00e9tamorphoses et all\u00e9gories se d\u00e9ploient au fil des compositions pour saisir, dans sa totalit\u00e9, l&rsquo;essence de la f\u00e9minit\u00e9.<\/p>\n<p>Mich\u00e8le Taupin insiste avec d\u00e9termination sur les volumes aux contours cern\u00e9s d&rsquo;un trait vigoureux. Une discr\u00e8te g\u00e9om\u00e8trisation conf\u00e8re une vraie pr\u00e9sence aux personnages \u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;art de Mich\u00e8le Taupin est peinture et sculpture tant ses personnages \u00e0 l&rsquo;apparence monumentale poss\u00e8dent la troisi\u00e8me dimension. Le peintre architecture le corps en touches dynamiques, en cerne succinctement les contours, les formes apparaissant \u00e0 travers un voile l\u00e9ger \u00e9pousant les volumes, qui met en valeur l&rsquo;esth\u00e9tique, accro\u00eet la s\u00e9duction tandis que la lumi\u00e8re dialoguant avec l&rsquo;ombre donne la vie. En pleine luminosit\u00e9 ou dans la p\u00e9nombre, les femmes resplendissent comme des statues grecques tandis que les visages sont empreints de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Christine Vandecasteele<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours<\/strong><\/p>\n<p>Membre du comit\u00e9 des Artistes fran\u00e7ais depuis 2000. Soci\u00e9taire de la Fondation Taylor. Pr\u00e9sidente du Salon d&rsquo;art contemporain de Saint R\u00e9my les Chevreuse depuis 2004. Prix de l&rsquo;Institut, Acad\u00e9mie des Beaux Arts. M\u00e9daille d&rsquo;or Art, Sciences et Lettres. M\u00e9daille d&rsquo;or du M\u00e9rite et d\u00e9vouementfran\u00e7ais. M\u00e9daille d&rsquo;Or de l&rsquo;Universal art society. M\u00e9daille du salon Plastica latina pour une tapisserie, exposition \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de ville d&rsquo;Aubusson. Participe \u00e0 de nombreux salons dont celui des Artistes fran\u00e7ais, l&rsquo;Automne, le Dessin et la peinture \u00e0 l&rsquo;eau, le Violet, le salon de Versailles. Expose dans de nombreuses galeries \u00e0 Paris, en province et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger : Allemagne, Eats Unis, Japon.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>De ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des industries textiles de Lyon, Christine Vandecasteele a gard\u00e9 le go\u00fbt d&rsquo;un graphisme chatoyant inspir\u00e9 par le motifs de l&rsquo;art du textile et des cr\u00e9ations de dessins pour des tissus et des soieries.<\/p>\n<p>Passionn\u00e9e par l&rsquo;art Asiatique depuis son enfance, elle se tourne vers une exploration de l&rsquo;univers des kimonos, art majeur au Japon. La magnificence et la diversit\u00e9 des ornements et des mati\u00e8res l&rsquo;attirent, autant par la richesse esth\u00e9tique que pour la symbolique des th\u00e8mes. Gr\u00e2ce \u00e0 de nombreux voyages \u00e0 Tokyo, elle a su se constituer une belle collection de kimonos repr\u00e9sentatifs de l&rsquo;histoire ancestrale Japonaise. Son travail a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par le respect de la tradition tout en cr\u00e9ant sa propre \u00ab\u00a0grammaire\u00a0\u00bb artistique d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir des concepts fondamentaux de la spiritualit\u00e9 asiatique et des th\u00e8mes de l&rsquo;art floral de ce pays. En s&rsquo;inspirant de cette richesse iconographique, Christine Vandecasteele a su moduler une \u00e9criture en \u00e9panouissant sa mythologie personnelle, ce qui apporte une dimension de contemporan\u00e9it\u00e9 \u00e0 ses oeuvres. Peints sur toile, ses tableaux prennent ainsi des allures d&rsquo;ic\u00f4nes, en r\u00e9v\u00e9lant les subtilit\u00e9s d&rsquo;une certaine mani\u00e8re de c\u00e9l\u00e9brer et de sublimer la r\u00e9alit\u00e9 de la vie quotidienne gr\u00e2ce \u00e0 une d\u00e9marche artistique atypique. La po\u00e9sie qui \u00e9mane des oeuvres de Christine Vandecasteele v\u00e9hicule des senteurs de pens\u00e9es sereines et d\u00e9licates, exprimant une recherche d&rsquo;une harmonie \u00e0 la fois id\u00e9ale et plastique.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, elle peint des animaux, personnages et paysages \u00e0 l&rsquo;aquarelle et \u00e0 l&rsquo;huile avec la m\u00eame volont\u00e9 de transcrire une vision sensible, spirituelle et color\u00e9e de la vie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Jean-Marie Zacchi<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Parcours <\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 le 9 avril 1944, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole Sup\u00e9rieure des Arts Modernes de Paris, les toiles de Jean-Marie ZACCHI, de plus en plus \u00e9labor\u00e9es, montrent aux amateurs d\u2019art et aux collectionneurs que cet artiste d\u00e9tient en son c\u0153ur les secrets de la r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Sa carri\u00e8re d\u00e9bute en 1963 : premi\u00e8re participation au salon des artistes fran\u00e7ais au Grand Palais. Apr\u00e8s avoir assum\u00e9 la pr\u00e9sidence du salon Violet et du salon des Artistes fran\u00e7ais, il en est \u00e9lu pr\u00e9sident d\u2019honneur.<\/p>\n<p>Jean- Marie ZACCHI s\u2019ouvre au monde o\u00f9 il \u0153uvre pour le rayonnement de l\u2019art fran\u00e7ais en qualit\u00e9 de conseiller de la Japan International Artists Society Tokyo, pr\u00e9sident d\u2019honneur du Taiyo Bijustsu Kyokai-Japon mais \u00e9galement membre du conseil fran\u00e7ais des arts plastiques pour l\u2019UNESCO.<\/p>\n<p>Plusieurs mus\u00e9es lui ont d\u00e9j\u00e0 rendu hommage\u2026<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Oeuvre<\/strong><\/p>\n<p>On sent dans les \u0153uvres de Jean-Marie ZACCHI une tendance \u00e0 l\u2019abstraction, une volont\u00e9 \u00e0 d\u00e9pouiller le r\u00e9el, mais ce n\u2019est jamais au d\u00e9triment de la justesse, de la sensibilit\u00e9 et de la tendresse !<\/p>\n<p>Son travail se situe aux fronti\u00e8res du figuratif et de l&rsquo;abstrait pour en tirer une oeuvre personnelle, forte et originale qui le distingue et lui donne une importance dans le monde des arts plastiques.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L&rsquo;homme et l&rsquo;artiste sont intimement li\u00e9s par des qualit\u00e9s humaines rares, qui sont faites d&rsquo;humilit\u00e9, de droiture et de sinc\u00e9rit\u00e9, qui se refl\u00e8tent dans sa peinture entre mati\u00e8re et lumi\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Peintres fran\u00e7ais \u00a0 Kojiro Akagi \u00a0 Kojiro Akagi est n\u00e9 en 1934 \u00e0 Okayama-shi au Japon. Il est arriv\u00e9 en France en 1963, date \u00e0 laquelle il entre aux Beaux Arts de Paris dans l\u2019atelier de Brianchon puis de &hellip; <a href=\"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/?p=38\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38"}],"collection":[{"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=38"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=38"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=38"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/galeriedeparis.fr\/afcc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=38"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}