« La Musique, mon amour »

En 2018 Anna Filimonova expose à Nancy

sur l’invitation de l’association L’Espace ADA, qui assure l’animation culturelle du Domaine de l’Asnée et propose dans un cadre moderne, au milieu d’un parc de 9 hectares, des manifestations grand public.

A cette occasion l’artiste revisite le thème de la musique qui sans aucun doute fait partie de ses thèmes de prédilection  à coté des toits de Paris et des jardins.

Thierry Pélicant, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de l’Oise

Exposition « La Musique, mon amour » aura lieu du 5 au 29 juin 2018


 

 Adresse :  Espace ADA, Domaine de l’Asnée, 11 rue de Laxou,

54600 – Villers-lès-Nancy

C’est aussi l’occasion pour mes clients et amis de visiter la ville de Nancy célèbre par son mouvement de l’Art Nouveau présent dans les rues de la ville et au Musée de l’École de Nancy 

L’exposition réunira les œuvres des années différentes, huiles, aquarelles, croquis.

La genèse de cette exposition

C’est déjà en 1983 que le célèbre théâtre Mariinski s’ouvre pour elle par l’entrée des artistes. Un ami de son père mathématicien devenu un baryton de l’opéra fait découvrir à la jeune lycéenne le monde du grand théâtre (appelé Kirov à cette époque).
En ce moment Anna est une élève du lycée spécialisé des beaux-arts destiné aux jeunes espoirs artistiques de l’URSS , elle  entre dans le théâtre avec le crayon et bloc du papier à la main. Souvent elle croque les répétitions du ballet s’inscrivant dans les traces de Degas, mais c’est entre l’orchestre et Anna que se produise un véritable coup de foudre.

Avec Yuri Temirkanov au théâtre des Champs Élysées en 1996

Les musiciens de l’orchestre l’adoptent presque, ils la laissent dessiner pendant les répétitions et spectacle cachée discrètement dans un coin de la fosse.

La rencontre magique avec Yuri Temirkanov –  très charismatique  chef d’orchestre et directeur artistique du théâtre est décisive . « Qui  vous a dit qu’il faut comprendre la musique ? La musique – il faut la ressentir »  lui enseigne ce grand musicien.

Dessin par Yuri Temlrkanov sur le dos de portrait réalisé par Anna ( à gauche)

La jeune artiste est sensible et cherche à transmettre ses sentiments  qui la musique lui inspire.

Quand en 1991 pour Anna Filimonova  rrive  l’heure du diplôme de l’Académie  des beaux  arts Ilya Repine, le thème musical s’impose naturellement et Anna présente une série des portraits de musiciens du Mariinski  dont le portrait de Yuri Temirkanov de 2 m de haut.

Portrait de Yuri Temirkanov à la Philarmonie de Saint-Pétersbourg 1990.

 

 

Le triptyque  » La symphonie de Malher » une interprétation revisitée.

Aujourd’hui Anna le traite en noir et blanc comme pour souligner la sobriété et l’élégance de son lieu de « culte » – la philharmonie  de Saint-Petersbourg

En 1992 Anna arrive a Paris,  mais la musique ne quitte pas pour autant  la jeune peintre. Ce sont les ateliers de luthiers parisiens qui l’impressionnent par leur grâce et ambiance intimiste. Une série d’aquarelles est née et se prolonge sur des années, variant les méthodes et approches plus ou moins explicites ou laconiques.

Si entre 1996 et 2012 le thème de la musique  se fait,  certes, un peu discrète, le public parisien connaît plus le nom d’Anna par ses paysages parisiens quand une  nouvelle rencontre relance chez Anna Filimonova l’inspiration musicale.
C’est en 2013 quand son ancien client Alfred Burger devient le Président de l’Orchestre Philharmonique de l’Oise la nouvelle amitié musicale se crée  avec ce collectif nomade De cette amitié nait une  série de croquis et peinture de l’orchestre reflétant les moments des répétitions ou des concerts dans les lieux les plus variés tels Dôme de Chantilly ou théâtres de Picardie ou d’Ile de France.

La peinture d’Anna est utilisée pour l’affiche et jaquette de la fresque musicale de la Grande Guerre crée en 2017 par l’orchestre.

 

 

 

 

« L’orchestre », huile sur toile 2013

 

 

 

 

« J’aime peindre les musiciens en action – avoue l’artiste, – quand ils jouent, tout s’anime, leurs visages changent, leurs mouvements sont harmonieux.  Comme dans les paysages je suis toujours dans le soucis de transmettre l’impression d’un moment ».

 

Ainsi durant des années le sujet musical  reste très prisé par la peintre : Anna suit les musiciens, fait leurs portraits, croque les répétitions et travaille à l’atelier à partir de ce matériel pour les œuvres  de synthèse, elle  passe librement  des aquarelles aux  huiles  et  quelques fois à la  technique mixte.

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